Préoccupés par l'alourdissement de leur tâche

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La situation dans les écoles et les établissements d'enseignement soulève des préoccupations auprès du personnel du milieu de l'éducation

Imacom, René Marquis

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(SHERBROOKE) La situation dans les écoles et les établissements d'enseignement soulève des préoccupations auprès du personnel du milieu de l'éducation.

« Ce qui me préoccupe, c'est l'augmentation de la tâche. On a de plus en plus d'élèves dans les groupes, moins de services pour offrir du soutien aux élèves aussi », souligne Michelle Grenier, enseignante à l'école secondaire Le Tournesol de Windsor depuis 25 ans.

« Ça fait huit ans que j'ai commencé à enseigner. Je vois beaucoup de précarité. Lorsqu'on enseigne, ce qui nous porte, ce sont des valeurs sociales, des valeurs d'éducation publique. Ça prend des moyens, en fait, pour faire ce travail-là. On a une visée pour la société : une société éduquée se porte mieux. Les études le démontrent. Là, ce qu'on voit, c'est un affaiblissement du pouvoir des enseignants de bien honorer la mission éducative du réseau collégial », commente Keith Éthier, enseignant en philosophie au Cégep de Sherbrooke.

Faculté d'éducation

Les syndicats craignent notamment la formule que souhaite utiliser Québec pour déterminer le nombre de professeurs permanents dans chaque cégep.

Autre inquiétude : si un professeur permanent n'a plus d'emploi, il pourrait être appelé à travailler dans un rayon de 250 km plutôt que 50.

Antoine Kack, représentant de l'Association générale des étudiants et des étudiantes de la faculté d'éducation de l'Université de Sherbrooke (AGEEFEUS), a fait valoir que les étudiants de l'AGEEFEUS étaient en grève afin d'être solidaires avec leurs futurs collègues. Ceux-ci boycottent les cours lors des débrayages du front commun. « Cette grève n'est pas juste une grève, c'est un enjeu de société. »

Michelle Grenier se dit aussi préoccupée par le recul de l'âge de la retraite. Québec souhaite faire passer l'âge de la retraite de 60 à 62 ans de façon graduelle.

« On a l'impression que l'on recule au lieu de progresser, avec les augmentations de salaire qui sont reportées à plus tard malgré la hausse du coût de la vie », souligne-t-elle.

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