Une manifestation monstre

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Un flot de manifestants a envahi le pont Jacques-Cartier de Sherbrooke, jeudi. Même si les membres du front commun sont en grève vendredi, la journée s'annonce plus calme.

Imacom, René Marquis

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(SHERBROOKE) Un cortège impressionnant de manifestants a défilé dans les rues de Sherbrooke, jeudi, alors que les syndiqués du milieu de l'éducation de la CSQ s'y étaient donné rendez-vous pour dénoncer les offres patronales du gouvernement Couillard. Leurs collègues d'autres instances syndicales se sont joints à eux pour cette deuxième journée de débrayage du front commun.

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Vers 11 h 30, un flot de manifestants a envahi le pont Jacques-Cartier, qui a été fermé à la circulation. La horde de syndiqués, partie du secteur du Triolet, s'est arrêtée au coin du boulevard Jacques-Cartier et de la rue King Ouest, où les a rejoint un autre contingent de manifestants. Les membres du front commun ont eu l'appui des chargés de cours de l'Université de Sherbrooke et des étudiants de la faculté d'éducation. La circulation a été ralentie dans différents secteurs entre 10 h et 13 h.

Les syndicats accusent le gouvernement Couillard d'être méprisant envers ses travailleurs.

« Un gouvernement qui n'hésite pas à verser 1,25 milliard pour sauver 17 000 emplois chez Bombardier est sûrement capable de faire plus pour 500 000 emplois! C'est tellement désolant de constater qu'un premier ministre, qui a eu une carrière des plus brillantes et exercé une profession extrêmement prestigieuse, fait preuve d'autant de mépris envers celles et ceux qui lui ont permis d'accéder à la strate la plus favorisée de la population! » fait valoir Julie Dubois, présidente du Syndicat du personnel de soutien scolaire (TRUSS-CSQ) de la Commission scolaire Eastern Townships (CSET). Le président du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie (SEE), Benoit Houle, a aussi écorché au passage le gouvernement pour le soutien à Bombardier. « Pour nous, il n'y a rien : 0-1-1-1-0. »

Il estime que le gouvernement ne fait que jouer avec les mots en déplaçant les gels salariaux. D'abord prévus pour les deux premières années, Québec propose de les déplacer à la première et à la dernière année de la convention collective, soit un gel la première année, 1 % pendant trois ans et un gel la dernière année (0-1-1-1-0). L'offre initiale prévoyait un gel salarial au cours des deux premières années, et 1 % pour les trois années subséquentes. Les syndiqués réclament quelque 13,5 % sur trois ans.

Moins d'employés

Le président du Syndicat des employées et employés manuels (SEM) à la CSRS, Daniel Labrecque, soutient que le nombre d'employés n'a cessé de diminuer au cours des dernières années.

Le syndicat regroupe notamment des peintres, des plombiers et des électriciens.

« L'offre du gouvernement est inacceptable, je suis d'accord avec tous les autres syndicats. Mais nous notre combat, c'est que depuis 15 ans, on a perdu 31 postes en conciergerie par attrition, et à l'atelier, depuis 20 ans, c'est minimum 20 postes (...) L'entretien est plus difficile. Et à l'atelier, il y a 14 travailleurs pour 54 bâtisses, c'est très difficile... Il y a beaucoup de contrats privés. »

Le front commun, qui regroupe différents syndicats des milieux de l'éducation, de la santé et de la fonction publique, exerce une troisième journée de débrayage vendredi.

Toutes les écoles de la région seront de nouveau fermées, et des piquets de grève seront érigés

notamment devant les établissements de santé et de services sociaux. 

Des rassemblements auront lieu à différents endroits dans la région.

Québec a annoncé récemment qu'il injecterait 550 M$ de plus pour l'exercice de la relativité salariale, un exercice visant à corriger « des problèmes d'équité entre différentes catégories d'emploi ». Les augmentations salariales qui en découleraient seraient très variables : certains employés y toucheraient, d'autres non. Québec souhaite régler avant les Fêtes le dossier des conventions collectives.

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