Jeux de la Francophonie: «Beaucoup de réconfort»

Le maire Bernard Sévigny a mentionné que l'idée... (Imacom, Frédéric Côté)

Agrandir

Le maire Bernard Sévigny a mentionné que l'idée d'accueillir les Jeux de la Francophonie provoque une grande fébrilité à Sherbrooke. Il prononce ici une allocution flanqué de la ministre Christine St-Pierre, des cinq membres du comité d'experts, et des députés Luc Fortin et Guy Hardy.

Imacom, Frédéric Côté

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Les experts du Comité international des Jeux de la Francophonie ont quitté Sherbrooke lundi soir, laissant derrière eux des politiciens en confiance d'attirer chez eux la grande manifestation sportive et culturelle des Jeux de la Francophonie de 2021. Les élus municipaux et provinciaux sont partis avec leur petit bonheur... et quelques notes sur les points à travailler pour la troisième étape du processus de sélection, qui se tiendra à Abidjan en Côte d'Ivoire en mars 2016.

Le directeur du Comité international des Jeux de la Francophonie, Seriba Mahaman-Lawan, s'est dit enchanté par sa visite à Sherbrooke. « Bien entendu que nous avons retrouvé ce que nous cherchions. Le dossier de candidature de Sherbrooke a des éléments très pertinents, très intéressants. Il a des infrastructures de grande qualité, des ressources humaines de grande qualité... Aujourd'hui, nous pensons que le travail qui doit être fait, c'est beaucoup plus pour consolider ce projet, en faire un gros projet de l'ensemble de l'espace francophone. Nous sommes très satisfaits de notre visite. Nous repartons avec beaucoup, beaucoup de réconfort sur la qualité de ce dossier de candidature. »

Le maire Bernard Sévigny a pris bonne note des attentes du Comité

international. « Il faudra maintenant mettre l'accent sur le sens de la francophonie. Qu'est-ce que ça veut dire pour une ville comme Sherbrooke? Qu'est-ce qu'on peut faire pour devenir un phare de la francophonie en Amérique du Nord? Nous avons les infrastructures, ça ne cause pas de problème. »

M. Sévigny estime que les conseils du comité seront utiles. « Ils nous ont été de bons conseils. Ils nous ont préparés à l'angle à donner pour notre présentation. Nous aurons une heure à Abidjan. Ils nous ont aiguillés. C'est comme si j'avais l'impression que le comité technique veut qu'on les obtienne les jeux. C'est seulement une impression. Mais ils ont répété à plusieurs reprises que le dossier est impeccable sur le plan technique, sur le plan des ressources, de la mobilisation, des acteurs, du partenariat avec les institutions. C'est dans l'intangible qu'on va aller chercher les jeux. »

Salle intermédiaire

Le maire pourrait-il en profiter pour pousser le projet de construction d'une salle de spectacle intermédiaire au centre-ville?

« Éventuellement, ce n'est pas impossible, mais ce n'est pas dans le scénario. Nous avons tout ce qu'il faut en ce moment avec le Centennial, le Centre culturel, la place Nikitotek, le Granada. Sur cinq ans, il y a peut-être des améliorations qui peuvent être apportées. Mais le défi ce n'est pas les infrastructures. Elles sont impeccables. C'est vraiment le côté humain qu'il faut développer davantage et l'ouverture pour les autres. »

La ministre des Relations internationales et de la Francophonie Christine St-Pierre compte pour sa part poursuivre les démarches diplomatiques. « Nous regarderons le réseau de diplomates, de consuls et d'ambassadeurs qui sont à Montréal. Comment peut-on entrer en contact avec eux pour dire que c'est important de nous appuyer et de voir tout ce que Sherbrooke peut faire pour ces jeux? »

Elle retient elle aussi que Sherbrooke, comme le Québec, devra voir ce qu'il peut faire de plus. « Oui on sait qu'on veut rayonner davantage et que c'est important pour le Québec, mais qu'est-ce qu'on va offrir à la francophonie? Quand ils vont ressortir, ils vont ressortir avec quoi? Dans mon discours, j'ai parlé de l'espoir de la jeunesse, et c'est un thème réel en francophonie. Les jeunes Africains n'ont pas d'espoir, n'ont pas de travail et ces jeux-là leur donnent de l'espoir qu'ils peuvent faire des choses s'ils sont déterminés. »

Mme Saint-Pierre pourra-t-elle compter sur son homologue à la Francophonie du gouvernement fédéral, Marie-Claude Bibeau? « À cette étape-ci, tant que la décision ne sera pas prise, le gouvernement fédéral a décidé d'être neutre. C'était l'attitude du gouvernement antérieur aussi. C'est très délicat pour eux pour le moment, mais une fois qu'on aura eu les jeux, la ministre de la Francophonie sera avec nous et nous épaulera. »

Les Jeux de la Francophonie sont un événement sportif et culturel regroupant 80 États et gouvernements membres ou observateurs. La Ville s'est engagée à octroyer un montant de 4,25 M$ en biens et services et de contribuer pour 4,5 M$ en immobilisations si la présentation des jeux lui est accordée. Les villes en compétition avec Sherbrooke sont Moncton-Dieppe et La Guadeloupe.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer