Sévigny: «Je crois qu'elle est à la bonne place»

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Le maire Bernard Sévigny, photographié en compagnie de Marie-Claude Bibeau au soir de l'élection du 19 octobre, a assisté mercredi à l'assermentation de sa conjointe qui devient ministre du Développement international et de la Francophonie.

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(SHERBROOKE) Le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny était à Ottawa, mercredi, pour assister au dévoilement du cabinet de Justin Trudeau. Pour l'occasion, il était d'abord et avant tout un conjoint très fier de voir sa compagne Marie-Claude Bibeau nommée au poste de ministre du Développement international et de la Francophonie.

« Je suis très, très, très fier pour elle. Je crois qu'elle est à la bonne place. C'est un retour aux sources puisqu'elle a commencé sa carrière à l'Agence canadienne de développement international. Elle a travaillé pendant deux ans au Bénin, et elle a travaillé au Maroc. Elle a l'expérience de l'international. C'est une belle journée de couple et de famille pour nous », a-t-il mentionné.

M. Sévigny admet que la nomination de sa conjointe l'a pris par surprise. « Dans les meilleures hypothèses, avant sa rencontre avec M. Trudeau, nous imaginions un poste de secrétaire parlementaire ou de ministre d'État, mais elle a les compétences et l'expérience pour remplir son rôle. »

D'un point de vue purement politique, Bernard Sévigny considère la nomination de Marie-Claude Bibeau à titre de ministre comme une bonne nouvelle pour la région. « La dernière fois que Sherbrooke a eu un ministre à Ottawa, c'était Jean Charest en 1993. Ça fait longtemps. C'est l'fun pour Sherbrooke, surtout dans un cabinet restreint. Je pense qu'il y a aura une bonne écoute de la part du gouvernement. »

M. Sévigny a demandé un avis légal à un avocat du ministère des Affaires municipales pour déterminer comment les dossiers seront traités entre la municipalité et le gouvernement fédéral. « Nous lui demandons son avis d'un point de vue éthique et de prudence, pour voir comment nous gérerons ça. Nous demanderons aussi l'avis de la commissaire à l'éthique du parlement et nous prendrons toutes les dispositions pour éviter les apparences de conflit d'intérêts. Mais sur le fond, je ne crois pas qu'il y ait un problème. Nous sommes tous les deux dûment élus pour défendre les intérêts de la population. »

La nouvelle ministre de la Francophonie pourra-t-elle contribuer à l'obtention des Jeux de la Francophonie à Sherbrooke?

« Je ne sais pas. Devra-t-il y avoir des dispositions particulières? Elle a appris cette nomination ce matin [mercredi]. Dans son travail de ministre, elle rencontrera les pays francophones. Devra-t-elle le faire sans jamais parler des jeux? Ça reste à voir, parce que Moncton est aussi sur les rangs. »

Le dossier des Jeux de la Francophonie est par ailleurs porté par les ministres de la Francophonie des provinces à cette étape-ci du processus.

Le conseiller Bruno Vachon, porte-parole dans le dossier des Jeux de la Francophonie, ne tirait pas de conclusions non plus. « Le fait d'avoir une ministre dans la région, ça ne peut être qu'une bonne nouvelle, quel que soit le ministère. Mais il est un peu tôt pour voir ce que ça changera pour les jeux. Il reste que je ne peux pas dire que je vis cette nomination comme une déception. »

M. Vachon ne considérait pas qu'il s'agissait d'un avantage ou d'un inconvénient de voir Mme Bibeau à la Francophonie. La candidature pour les Jeux de la Francophonie est analysée au fédéral par Sport Canada, qui relève de Patrimoine Canada.

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