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La décision de la Maison Aube-Lumière accueillie avec satisfaction

Suzanne Nadeau-Whissell, cette infirmière retraitée atteinte de la... (Imacom, Jessica Garneau)

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Suzanne Nadeau-Whissell, cette infirmière retraitée atteinte de la SLA, a accueilli avec satisfaction l'annonce de la Maison Aube-Lumière, mardi. Elle avait interpellé l'établissement afin qu'il donne accès à l'aide médicale à mourir.

Imacom, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) Suzanne Nadeau-Whissell, cette infirmière retraitée atteinte de la SLA qui interpellait la Maison Aube-Lumière sur l'aide médicale à mourir, jubilait à l'annonce de la décision de l'établissement, mardi. Le député d'Orford, Pierre Reid, s'est également réjoui de la décision.

La Tribune a fait état du cri du coeur de cette infirmière retraitée, lundi, qui demandait à l'établissement d'accéder à la demande de ses patients qui souhaitent obtenir l'aide médicale à mourir.

Bénévole à la Maison avec son conjoint, Mme Nadeau-Whissell a appris l'an dernier qu'elle avait la sclérose latérale amyotrophique. Elle plaide pour le « droit fondamental » des patients, soit de décider de finir leur vie où ils le veulent et surtout, comme ils le veulent.

« Que je suis heureuse de la décision! Je crois que les patients atteints de cancer et hébergés à cet endroit auront tous les soins possibles à leur disposition! Qu'elle prenne le temps qu'il faut jusqu'à février 2016 est signe qu'elle fait les choses comme elle se doit (...) Bravo, Aube-Lumière! »

« J'aimerais qu'il y ait un centre qui puisse donner autant de bons soins que ceux prodigués par Aube-Lumière pour tous les mourants ayant n'importe quelle maladie. Mon but était que les établissements de soins palliatifs puissent offrir à leur clientèle la possibilité à mourir avec de l'aide médicale (...) J'envie les patients qui pourront aller à Aube-Lumière pour les soins et le support à leurs proches. J'espère qu'un jour tous les mourants auront un tel endroit... »

« J'étais assez content que la Maison prenne cette décision qu'elle était libre de prendre », a commenté le député d'Orford, Pierre Reid, un des anciens membres de la Commission Mourir dans la dignité qui a participé à la rédaction d'un rapport ayant mené à la loi 2. « Je suis assez heureux que ce soit dans ma région, avec mes concitoyens. »

À ses yeux, les gens oeuvrant dans le milieu des soins palliatifs ont un tel degré de compassion qu'ils pourraient revoir leur position lorsqu'ils auront des demandes de patients, a-t-il fait valoir.

La présidente de l'Alliance des maisons de soins palliatifs du Québec, Lucie Wiseman, n'a pas voulu commenter la décision d'Aube-Lumière, qu'elle dit respecter. « Chacune des maisons est autonome et doit se prononcer librement. »

Elle souligne qu'en ce moment la question des soins palliatifs se trouve occultée. « On parle beaucoup d'aide médicale à mourir, mais les soins palliatifs sont-ils accessibles partout au Québec? On est toujours en attente d'un plan du ministère de la Santé », dit-elle tout en comprenant le délai entraîné par la réforme de la santé.

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