Alerte à la bombe: deux écoles de Magog évacuées

Les agents de la Régie de police Memphrémagog... (La Tribune, Jean-François gagnon)

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Les agents de la Régie de police Memphrémagog sont intervenus dans les écoles Sainte-Marguerite-Marie et des Deux-Soleil, mardi, à la suite des alertes à la bombe lancées à la grandeur du Québec par un groupe qui se fait appeler « Spectre rouge ».

La Tribune, Jean-François gagnon

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(SHERBROOKE) Les écoles primaires Sainte-Marguerite-Marie et des Deux-soleils à Magog ont été évacuées mardi de manière préventive dans la foulée des alertes à la bombe qui secouent le Québec.

La Commission scolaire des Sommets confirme les menaces et a procédé aux évacuations en collaboration avec la Sûreté du Québec et la Régie de police Memphrémagog.

« Les services des incendies et les ambulanciers ont été demandés sur place, prêts à intervenir. Dans les deux cas tout s'est bien déroulé et aucun colis suspect n'a été trouvé lors de la fouille de trois bâtiments. Tout porte à croire que ces deux appels à la bombe seraient reliés à une série d'appels dans plusieurs écoles de la province. C'est la direction de l'établissement ou la commission scolaire qui prennent la décision d'évacuer les lieux », explique le porte-parole de la RPM, Paul Tear.

La CSS a tenu à rassurer les parents des élèves sur son site Internet et par communiqué. Les élèves et le personnel ont réintégré les lieux en début d'après-midi.

« Ces évacuations sont la procédure à suivre lorsqu'un établissement reçoit une telle menace. Dans chaque cas, le service de police est impliqué et prend en charge la situation. Ils fouillent l'école, et ensuite autorise la réintégration de l'école une fois toute menace écartée » indique la CSS par voie de communiqué.

« J'ai appris qu'il y avait eu une alerte à la bombe en parlant avec une connaissance au téléphone durant la journée, raconte Isabelle Giguère, mère d'un garçon qui fréquente l'école Sainte-Marguerite à Magog. Ça m'a stressée et j'avais hâte de venir chercher mon fils à l'école. J'espère que ça ne se reproduira pas. Ça devient un peu trop turbulent au Québec en ce moment. »

Le fils de Mme Grégoire, Melrick Boisvert, ne semble toutefois pas avoir beaucoup souffert de la situation. « Ils nous ont dit à l'école que c'était un code noir. Moi, ça ne m'a pas dérangé, sauf qu'on a dû attendre plus longtemps avant de manger. À la fin, ils nous ont félicités parce qu'on avait bien fait ça pendant l'évacuation », explique le jeune garçon.

Des écoles de Sherbrooke ont aussi été visées par les alertes à la bombe.

Menaces au Cégep de Sherbrooke

Le Cégep de Sherbrooke confirme avoir reçu un courriel de menaces dans la nuit de lundi à mardi.

« Après rencontre avec le Service de police de Sherbrooke, nous avons décidé de ne pas évacuer l'établissement. Nous avons cependant établi des mesures de sécurité supplémentaires. Nous avons accentué la surveillance dans les lieux névralgiques. Nous avons des gardiens de sécurité dans tous les pavillons », assure la directrice des services des communications et des affaires corporatives au Cégep de Sherbrooke, Marie-Claude Dupoy.

À l'école secondaire Alexander-Galt de la Commission scolaire Eastern Township (ETSB), des recherches ont été réalisées. Un agent de sécurité s'assurait aussi du contrôle des allées et venues sur les terrains de l'établissement.

« Toutes menaces de cette nature sont prises très au sérieux par les dirigeants de ETSB. C'est pourquoi les services de police ont immédiatement été contactés et ont pris en charge l'opération. Aucun incident n'a été signalé dans les écoles et centres de notre commission scolaire. Les dirigeants de ETSB continuent de suivre la situation de près et de collaborer étroitement avec les services de police. Nous souhaitons rassurer les membres de notre communauté et leur réitérer que toutes les mesures appropriées sont prises et mises en place afin d'assurer la sécurité de nos élèves et des membres de notre personnel », mentionne la porte-parole de la Commisison scolaire Eastern Township, Sharon Priest.

Le SPS mobilisé

Le Service de police de Sherbrooke a été mobilisé dans cette affaire.

« Il n'y a pas de suspects qui ont été identifiés. Aucun colis n'a été trouvé non plus. Pour Sherbrooke, il n'y a pas eu d'évacuation », indique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

Les écoles de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) et de la Commission scolaire des Hauts-Cantons n'ont pas reçu de menace.

Une enquête a été ouverte à la suite de menaces faites dans un courriel suspect en lien avec de possibles alertes à la bombe. Cette alerte vise particulièrement les écoles.

« Le dossier est provincial et le SPS travaille en collaboration avec la SQ dans cette affaire. Les vérifications d'usage sont faites », mentionne le porte-parole du SPS.

C'est un groupe identifié comme étant le « Sceptre rouge » qui a signé ces menaces reçues par courriel dans ce qu'ils identifient comme la campagne : « Quatre jours de mort ».

Les autorités policières demeurent en alerte de toute information relative à ces menaces.

Évacuation et fermeture au Cégep de Drummondville

Le Cégep de Drummondville fait partie de la soixantaine d'établissements d'enseignement visés par une importante vague d'alertes à la bombe, perpétrée au cours de la matinée de mardi.

Les autorités de l'institution ont été prises par surprise un peu avant 9 h 30 lorsqu'ils ont reçu une communication les informant de la présence d'un engin explosif au sein de leur établissement. Par mesure préventive, la direction du Cégep a ordonné l'évacuation du bâtiment et la fermeture du collège pour toute la journée.

Les policiers de la Sûreté du Québec sont rapidement intervenus sur les lieux afin de procéder à la fouille de l'édifice. Aux dernières nouvelles, ils n'auraient rien trouvé. En fait, toutes les alertes se sont révélées fausses jusqu'à maintenant.

L'évacuation s'est déroulée dans le calme et l'ordre, mais la situation a provoqué la grogne de dizaines d'étudiants qui devaient se rendre à l'intérieur afin de poursuivre des travaux ou de rencontrer des collègues.

La SQ a mis sur pied un poste de commandement multidisciplinaire pour diriger les opérations dans le cadre de cette vaste menace. Selon les dernières informations obtenues, on aurait été en mesure d'obtenir des renseignements pertinents sur les auteurs de ces alertes, mais il était encore trop tôt pour les rendre publics. Des arrestations pourraient survenir au cours des prochaines heures.

« Nous avons fait plusieurs vérifications, mais l'enquête poursuit son cours et nous ne pouvons pas faire d'annonce en ce moment », statue la porte-parole de la Sûreté du Québec Mélanie Dumaresq. Avec Jean-François Gagnon et Yanick Poisson

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