Les chaînes reprennent vie autour des écoles

Environ 85 personnes ont formé une chaîne humaine... (Imacom, Frédéric Côté)

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Environ 85 personnes ont formé une chaîne humaine symbolique, lundi matin, devant l'école primaire de la Maisonnée de Sherbrooke, pour demander au gouvernement Couillard de cesser de couper dans le monde scolaire.

Imacom, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) Les chaînes humaines ont repris vie, lundi matin, autour des écoles de la région, afin de les protéger symboliquement des compressions du gouvernement Couillard. En Estrie, 10 écoles ont joint le mouvement.

À l'école primaire la Maisonnée, à Sherbrooke, environ 85 personnes ont formé une chaîne devant l'établissement du boulevard Mi-Vallon. L'école a participé pour une deuxième fois à cette manifestation visant à convaincre le gouvernement Couillard de cesser de couper dans le milieu de l'éducation.

« Je trouve ça important que les gens sachent qu'on veut de bonnes conditions de travail pour donner une bonne qualité d'enseignement aux élèves. La condition du système éducatif, où ça s'en va? Je veux donner le meilleur service à mes élèves », plaide Dena Broussard, professeure d'anglais à la Maisonnée.

Les compressions budgétaires sont bien réelles pour celle qui enseigne depuis près de 20 ans. « Tout est compressé, même les photocopies », raconte-t-elle. Depuis de nombreuses années, elle produit elle-même son matériel pédagogique - elle n'achète presque pas de livres- mais le nombre de photocopies est maintenant limité en raison du contexte budgétaire. L'allocation qui lui est versée à titre d'enseignante, par exemple pour organiser certains projets, a elle aussi été diminuée. « Il (le gouvernement) presse le citron, quand on pense qu'il ne peut plus le presser, il le presse (encore) », commente celle qui faisait partie de la ligne de participants lundi matin.

« La direction d'école, ici, a fait beaucoup d'efforts pour que ça se ressente le moins possible, indique Mireille Desautels, membre du comité organisateur de l'événement. Elle est allée gratter un peu partout, mais il n'y en a plus à gratter. » À l'instar d'autres écoles, en raison d'une baisse dans les subventions, le tarif pour une journée pédagogique est passé de quelque 7 $ à 16 $.

Environ 260 écoles de la province ont participé au mouvement « Je protège mon école publique », démarré le printemps dernier en réaction aux compressions dans le monde scolaire. « Ce qui inquiète le plus les parents, c'est l'augmentation du nombre d'élèves par classe et une diminution du service aux élèves », souligne Mme Desautels.

Mère d'un élève, Kera Bestaoui craint que les répercussions se fassent sentir à moyen terme. Avoir plus de ressources à l'école ne peut qu'aider à la réussite des enfants, souligne-t-elle.

SOS Université

Par ailleurs, mardi, une pétition dénonçant « les effets catastrophiques des mesures de compressions successives imposées aux universités » sera déposée à l'Assemblée nationale. Les signataires (professeurs, chargés de cours, étudiants) demandent à Québec de mettre fin aux coupes. Pour marquer le dépôt de cette pétition, « un rassemblement en noir et en silence » est organisé à l'Université de Sherbrooke à midi, devant le pavillon multifonctionnel. Il s'agit d'une initiative du Collectif des enseignants contre l'austérité (ECA-Sherbrooke). L'UdeS tente de récupérer environ 11 M$ pour équilibrer son budget 2015-2016.

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