Les cyclistes laissent leur marque au parc Jacques-Cartier

L'élite québécoise de cyclocross était à Sherbrooke dimanche.... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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L'élite québécoise de cyclocross était à Sherbrooke dimanche. Les cyclistes devaient parcourir un tracé de 3 km, ponctué d'obstacles, de pentes, de courbes serrées et même d'une trappe de sable de 20 mètres.

Imacom, Jocelyn Riendeau

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(Sherbrooke) Des cyclistes, des obstacles, un parcours sinueux et de la « bouette » avaient pris possession du parc Jacques-Cartier dimanche où se tenaient les championnats provinciaux de cyclocross.

L'élite québécoise - plus de 200 cyclistes - de cette discipline qui allie cross-country et cyclisme s'était déplacée pour l'événement. En 2016 et 2017, ce sont les championnats canadiens qui traceront le sol du parc urbain.

Sherbrooke se démarque-t-elle de plus en plus dans la communauté québécoise sur deux roues?

« Il y a beaucoup de cyclistes à Sherbrooke! Ils sont deux ou trois cents personnes dans les clubs cyclosportifs et ça, c'est seulement les personnes qui sont inscrites. Il y en a plusieurs autres qui roulent seuls », soutient Pierre-Olivier Boily, membre organisateur de l'événement.

« Et les événements comme les championnats risquent d'intéresser encore plus de monde à pratiquer ce sport », croit-il.

Paradoxalement, la ville reine des Cantons-de-l'Est n'est pas réputée pour être particulièrement « cyclo-friendly ».

« C'est très difficile de circuler à Sherbrooke. Il y a peu de pistes cyclables et dans certains cas, ce sont les piétons qui se les sont appropriées [autour du lac des Nations]. Sinon, un cycliste peut aller sur n'importe quelle route. C'est facile pour un cycliste de haut niveau, mais ce ne l'est pas pour monsieur et madame Tout-le-monde qui veulent se rendre à leur travail en vélo », illustre celui qui est également copropriétaire du Siboire.

« Ce qui est évident, c'est qu'il y a une demande et dès que les installations seront là, elles seront utilisées. Mais c'est sûr que ça ne sera jamais aussi facile dans une ville comme Sherbrooke qui est tout en pente comparativement à des villes comme Amsterdam ou Copenhague, très axée sur le cyclisme, qui sont entièrement plates », consent le passionné de vélo.

Séquelles sur le terrain

Journée de pluie oblige, le parcours de 3 km tracé pour l'occasion devenait de plus en plus boueux au fil des heures; chaque passage des cyclistes enfonçant un peu plus leur marque dans la terre. Joint en après-midi dimanche, le conseiller et président du comité du sport et du plein air Vincent Boutin affirmait qu'aucune mesure n'avait été mise en place pour remettre le terrain en état.

Il s'était d'ailleurs lui-même rendu sur place plus tôt dans la journée pour assister à l'événement.

« Avec la pluie, ce n'est pas surprenant, ça laisse des traces, mais j'ai déjà vu le terrain bien pire après la Fête du lac des Nations par exemple », affirmait-il.

Selon lui, des employés de la ville devraient constater l'état du sol dans les prochaines journées et consulter les groupes cyclistes organisateurs s'il y a lieu d'effectuer des travaux.

« Mais on devrait être capable de remettre ça en état avant le printemps prochain », assure-t-il.

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