Diplômé et impliqué

Samedi, Azfar Badaroudine était l'un des 1631 étudiants... (Imacom, René Marquis)

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Samedi, Azfar Badaroudine était l'un des 1631 étudiants de la cohorte 2015 réunis au Cégep de Sherbrooke pour y recevoir son diplôme d'études collégiales. Peu peuvent toutefois se targuer d'avoir été aussi impliqués que lui au sein de sa communauté étudiante.

Imacom, René Marquis

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Alexandre Faille
La Tribune

(Sherbrooke) Tous les diplômes collégiaux ne sont pas identiques. Celui qu'a reçu samedi Azfar Badaroudine indique certes qu'il a réussi son parcours en sciences informatiques et mathématiques, mais ce qu'il ne révèle pas, ce sont toutes les heures passées à s'impliquer dans sa communauté étudiante.

Le Cégep de Sherbrooke félicitait samedi ses 1631 diplômés de sa cohorte 2015 à laquelle Azfar Badaroudine appartient. Le jeune homme, qui étudie maintenant en génie électrique à l'Université de Sherbrooke, est le modèle exemplaire de l'étudiant qui saisit chacune des occasions qui lui sont présentées au cours de son parcours scolaire. Il est notamment l'un des quinze étudiants qui ont participé à la mise sur pied de l'entreprise étudiante C3 Estrie (Centre de compétence collégial), un projet dans lequel il a occupé le poste de directeur des opérations.

« Ça a commencé lorsque j'ai vu une annonce pour la formation d'une entreprise. C'était vague, on allait lancer une entreprise, sans dire c'était dans quel but ni qui allait faire quoi, mais j'ai accroché, raconte-t-il. Je me souviens que j'avais failli ne pas y aller parce que c'était tard. Aujourd'hui, je ne le regrette absolument pas! »

La tâche n'a pas été de tout repos pour ce groupe d'étudiants néophytes, jetés dans ce projet avec rien d'autre que leur débrouillardise pour développer l'offre de service. L'objectif s'est clarifié au fil des semaines : faire travailler les étudiants techniques pour leur offrir une expérience et les rémunérer.

« Les premiers mois étaient très durs. On avait un bureau, les clés, mais on ne savait pas quoi faire, on n'avait jamais fait ça », se remémore Azfar.

Occasions précieuses

Pourtant, cette expérience demeure pour lui la plus marquante de son passage au collégial puisqu'elle lui a ensuite permis d'obtenir un poste au sein du conseil d'administration de la Fondation du Cégep de Sherbrooke où un siège étudiant y est réservé. Avec le recul, Azfar voit aussi ces implications parascolaires comme des occasions précieuses d'ajouter un volet pratique aux apprentissages théoriques d'une formation préuniversitaire.

« La polyvalence, c'est une caractéristique clé des cégeps, c'est justement pour la développer qu'ils ont été créés à la base, souligne-t-il. Je crois que les gens qui n'ont pas apprécié leur passage au collégial sont ceux qui n'ont pas pris la peine d'ouvrir leurs yeux et de trouver un projet. Les babillards sont remplis d'affiches de recrutement, dans tous les pavillons. C'est impossible de ne rien trouver qui nous plaise. »

Comme tant d'autres jeunes, Azfar ignore ce que l'avenir lui réserve, mais il sait que la gestion occupera une place prédominante dans ses responsabilités. Une passion qu'il a développée au cégep, à l'extérieur de ses heures de cours, et qui le mènera aussi loin, sinon plus, que le diplôme qu'il tient aujourd'hui fièrement dans ses mains.

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