Mylène Paquette et les vagues du quotidien

La navigatrice Mylène Paquette, au centre, a offert... (Imacom, René Marquis)

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La navigatrice Mylène Paquette, au centre, a offert sa conférence « Un coup de rame à la fois » dans le cadre d'un petit-déjeuner bénéfice organisé au profit de Procure. Elle est entourée du président de l'organisme, Laurent Proulx, du Dr Michel Carmel, urologue en chef au CHUS, de Jean Pagé, porte-parole de Procure, de Denis Bourque, président d'honneur de l'événement et de Louise Boisvert, présidente et éditrice de La Tribune.

Imacom, René Marquis

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Alexandre Faille
La Tribune

(SHERBROOKE) S'il y a un parallèle à relever entre un combat contre le cancer et la traversée de l'Atlantique en solitaire, c'est qu'il faut naviguer à travers les épreuves avec la bonne attitude, la seule chose sur laquelle on exerce un réel contrôle.

La navigatrice Mylène Paquette, qui est devenue il y a presque deux ans la première personne du continent américain à traverser l'Atlantique Nord à la rame en solitaire, était l'invitée conférencière de l'organisme Procure, qui organisait vendredi matin son septième petit-déjeuner bénéfice Unis contre le cancer de la prostate. L'événement a permis d'amasser 21 612 $ qui serviront à poursuivre le combat contre ce cancer et à aider les hommes de la région.

Traçant plusieurs liens entre son épopée en mer et la vie quotidienne, la conférence « Un coup de rame à la fois » nous transporte dans l'intimité de l'embarcation de Mylène Paquette, qui nous raconte son parcours houleux, de l'amorce à la ligne d'arrivée. Tout à commencer par les paroles de Cynthia, une enfant malade hospitalisée à Ste-Justine où Mylène travaillait plusieurs années avant l'aventure.

« Je tentais de la réconforter avec le peu de psychologie infantile dont je disposais et j'ai été un peu maladroite avec elle. À un moment, elle m'a fait sortir de sa chambre en me disant que je n'avais aucune idée de ce que c'est que de se battre, que d'être confronté à ses peurs. Je me suis dit, elle a raison, les peurs que j'ai dans ma vie je les ai toujours contrôlées, je ne les ai jamais confrontées », raconte-t-elle.

Le concept de la peur est d'ailleurs central dans cette conférence puisque la navigatrice aborde régulièrement l'idée de relever des défis, comme lorsqu'elle révèle avoir pleuré avant de quitter son embarcation pour en nettoyer la coque en raison de la possibilité d'y rencontrer un requin. Elle a pourtant plongé, pour n'y apercevoir qu'un petit poisson.

« On peut s'imaginer bien des choses et finalement se rendre compte que ce n'est qu'un petit défi à surmonter », philosophe-t-elle.

Du meilleur dans le pire

Mylène Paquette évoque aussi les premiers jours de son périple, des moments extrêmement frustrants en raison des conditions météorologiques exécrables. Ces conditions ont atteint des sommets lors du passage de l'ouragan Humberto, qui a nécessité l'intervention du paquebot Queen Mary quelques jours plus tard afin d'offrir un nouveau téléphone satellite à la navigatrice, le précédent s'étant fracassé lorsque l'embarcation chavirait.

« Un ouragan, c'est la pire chose qui pouvait m'arriver dans cette aventure. Aujourd'hui, pourtant, ma rencontre avec le Queen Mary est le plus beau moment de ma vie, souligne-t-elle. Je ne me suis jamais sentie aussi émue. »

La morale de l'histoire?

« Dans la vie de tous les jours, on peut se demander ce que ces événements difficiles nous apportent, plutôt que ce qu'ils nous enlèvent. »

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