Québec vole au secours de Bombardier en injectant 1 G$ US

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Québec vole au secours de Bombardier (TSX:BBD.B) en injectant 1 milliards $ US dans la multinationale québécoise afin de l'aider à compléter le développement de son avion commercial CSeries.

Cette aide gouvernementale a été confirmée jeudi, alorsd que l'entreprise annonçait une perte de 4,9 milliards $ US au troisième trimestre, principalement reliée aux programmes de la CSeries et du Learjet 85.

Par le biais d'Investissement Québec (IQ), l'État possédera 49,5 pour cent d'une société en commandite comprenant les actifs, passifs et obligations de la CSeries.

En échange, Bombardier - qui détiendra 50,5 pour cent de la société - devra entre autres maintenir son siège social stratégique ainsi que d'autres activités au Québec pour 20 ans.

«Ce partenariat est une excellente nouvelle pour Bombardier et vient à un point tournant», a souligné son président et chef de la direction, Alain Bellemare.

Accusant deux ans de retard, le programme de la CSeries, dont les coûts atteignent 5,4 milliards $ US, a jusqu'ici complété 97 pour cent des essais en vol nécessaires en vue de sa certification.

La performance financière de cette nouvelle société en commandite figurera dans les résultats financiers de Bombardier.

La multinationale a par ailleurs confirmé l'abandon du programme de son avion d'affaires Learjet 85 puisque les ventes n'étaient pas au rendez-vous. Elle planifie toujours la vente d'une participation minoritaire de sa division ferroviaire.

«Après seulement quelques mois, nous avons renforcé notre équipe de direction, nous avons réalisé des examens en profondeur de notre entreprise, et nous avons une idée beaucoup plus claire de ce que nous avons à faire», a indiqué M. Bellemare.

Pour le trimestre clos le 30 septembre, la perte de 4,9 milliards $ US, ou 2,20 $ US par action, s'explique notamment par une charge de dépréciation de 3,2 milliards $ US liée à la CSeries et d'une autre de 1,2 milliard $ pour le Learjet 85.

Sur une base ajustée, en excluant les éléments non récurrents, Bombardier a dégagé un bénéfice de 2 millions $ US, par rapport à 222 millions $ US, ou 12 cents par action, à la même période en 2014.

De leur côté, les revenus se sont établis à 4,1 milliards $ US, en recul de 800 millions $ US.

Cette performance s'est avérée inférieure à la prévision des analystes sondés par Thomson Reuters, qui tablaient sur un profit ajusté de 55,5 millions $ ainsi que des revenus d'environ 4,6 milliards $ US.

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