Une résidence historique flambe

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Un article de fumeur est à l'origine d'un incendie qui a complètement détruit la résidence de la ferme Boisclair, rue Belvédère Sud, dans le secteur Ascot. Six locataires ont été jetés à la rue.

Imacom, Julien Chamberland

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(Sherbrooke) Un article de fumeur est à l'origine d'un incendie qui a complètement détruit une résidence historique située dans le secteur Ascot à Sherbrooke.

La résidence de la ferme Boisclair érigée autour de 1870 a été la proie des flammes dans la nuit de lundi à mardi jetant ses six locataires à la rue.

Les deux adultes et quatre enfants qui résidaient au 1676 de la rue Belvédère Sud ont été conduits au CHUS de manière préventive.

« Ils se trouvaient à l'intérieur de la résidence. La Croix-Rouge a pris en charge les sinistrés », explique le chef aux opérations du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke, Lee Hansford.

La voisine de la résidence sinistrée Judy Saint-Amant est allée voir sur place s'il n'y avait pas de blessés.

« Je suis contente que tout le monde soit sain et sauf. Il y avait plein de monde pour travailler à éteindre les flammes au cours de la nuit », mentionne Mme Saint-Amant.

À l'arrivée des pompiers vers 23 h 20, le mur avant de la résidence plus que centenaire était complètement embrasée.

« Le point d'origine de l'incendie est situé près de la porte principale. Une chaudière où les mégots de cigarettes étaient déposés s'est enflammée », mentionne le chef Hansford.

La maison de la rue Belvédère Sud est une perte totale. Les dommages s'élèvent à environ 135 000 $.

« Le bâtiment n'était pas facilement accessible. À l'arrivée des pompiers, le feu avait déjà commencé à s'attaquer à la structure », mentionne Lee Hansford.

Nicole Boisclair-Martel a vu partir en fumée la maison où elle a grandi.

Son père Ludger Boisclair et sa mère Thérèse Turgeon-Boisclair y ont élevé leurs trois enfants.

« À l'époque, il n'y avait que des fermes dans le coin. Mon père était le seul francophone. Il était non seulement producteur de lait, mais c'est lui qui le distribuait », se rappelle Nicole Boisclair-Martel.

C'est sur le terrain de la résidence de deux étages construite en bois sur le territoire qui s'appelait à l'époque le Canton d'Ascot qu'a été érigée l'école secondaire du Phare.

« Une partie du terrain avait été exproprié par le gouvernement pour permettre la construction de l'école. Il n'y avait rien autour, alors que maintenant l'école est entourée », signale Mme Boisclair-Martel.

C'est avec un certain pincement au coeur qu'elle a vu la maison de son enfance brûler au cours de la nuit.

« Je ne suis jamais retournée après la vente de la maison. Mes parents y ont passé leur vie et y ont élevé leurs enfants. C'était l'endroit où l'on se rassemblait », se souvient Nicole Boisclair-Martel.

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