Grèves tournantes: Couillard refuse de reculer

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Des manifestants se tenaient devant le palais de justice de Sherbrooke mardi matin.

La Tribune, René-Charles Quirion

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Au deuxième jour des grèves tournantes du front commun perturbant les activités dans certains édifices gouvernementaux, mardi, le premier ministre Philippe Couillard a fait appel au «sens de la responsabilité» des dirigeants syndicaux.

Réitérant qu'il souhaitait une entente négociée, M. Couillard a affirmé, en marge d'une annonce à Montréal, que les manifestations ne pénalisaient pas le gouvernement, mais plutôt les citoyens.

À Québec, des grévistes ont notamment bloqué l'accès au Complexe G, considéré par plusieurs comme le symbole de la fonction publique dans la Vieille-Capitale. En point de presse, la présidente du Syndicat de la fonction publique du Québec, Lucie Martineau, a reproché au gouvernement de faire preuve d'entêtement.

Du côté de Montréal, c'était le palais de justice qui était inaccessible.

Sans remettre en question la pertinence des manifestations, le premier ministre a affirmé qu'il serait «très surprenant» que le dossier ne puisse se régler en tenant compte du cadre financier gouvernemental.

Il a rappelé que les contraintes budgétaires n'avaient pas empêché la conclusion d'une entente avec les médecins omnipraticiens, les municipalités et récemment à la Société des traversiers du Québec.

Le front commun intersyndical, qui représente quelque 400 000 employés de l'État, réclame des augmentations de 4,5 pour cent par année pendant trois ans.

De son côté, Québec offre deux années de gel salarial, suivies d'augmentations de un pour cent par année pendant trois ans. Il veut aussi faire passer de 60 à 62 ans l'âge auquel il sera possible de prendre sa retraite sans pénalité.

M. Couillard, qui dit ne pas vouloir négocier sur la place publique, a estimé qu'un ajout de «un dollar dans la convention collective n'était pas garant d'une amélioration des services».

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