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Il n'y a pas de raison de cesser de manger de la viande, disent les éleveurs

L'association canadienne des éleveurs de bovins (CCA) affirme qu'il existe... (Archives La Presse)

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La Presse Canadienne
Calgary

L'association canadienne des éleveurs de bovins (CCA) affirme qu'il existe plusieurs hypothèses au sujet du lien entre le cancer et la viande rouge ou transformée, mais qu'aucune d'entre elles ne fait l'objet d'un consensus scientifique.

La CCA a fait cette déclaration après que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) eut annoncé, lundi, que le bacon, les hot dogs, les charcuteries et les autres viandes transformées pouvaient causer le cancer, notamment du côlon et de l'estomac.

Le CIRC a aussi indiqué que la viande rouge était «probablement cancérigène».

Selon le porte-parole de la CCA, Mark Klassen il n'est pas juste de placer la viande rouge dans la même catégorie que l'arsenic ou les cigarettes comme l'a fait l'OMS.

«Intuitivement, nous savons que l'arsenic est une substance très toxique. Moins d'une cuillère à thé pourrait nous tuer, et on tente de comparer cela avec la viande que nous avons mangé ce matin?», a-t-il lancé.

Santé Canada a affirmé qu'il consulterait l'étude de l'OMS et il déterminera ensuite s'il est nécessaire de modifier le Guide alimentaire canadien.

M. Klassen a expliqué que si la consommation de viande rouge augmente vraiment le risque de cancer colorectal, cette hausse est très faible.

Selon l'analyse de l'OMS, une portion quotidienne de 50 grammes de viande transformée accroît le risque cancer colorectal de 18 pour cent. «On sait que les Canadiens consomment environ la moitié de cela par jour, alors si vous ne mangez pas de bacon à chaque repas et que vous suivez les recommandations du Guide alimentaire canadien, il n'y a aucune raison d'arrêter d'en manger», a-t-il affirmé.

Le porte-parole a ajouté que ce risque devait être mis en relation avec les bénéfices liés à la viande rouge, soulignant que le boeuf comptait parmi les meilleures sources de fer et de protéines.

Mark Klassen ne croit pas que la nouvelle amènera les gens à changer considérablement leurs habitudes.

«Je crois que nous avons vu que nous devons prendre ces choses avec un grain de sel. Au final, cet équilibre, en suivant le Guide alimentaire canadien et en mangeant une variété d'aliments, sera toujours une meilleure idée que de couper complètement quelque chose de son alimentation», a-t-il souligné.

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