Grève: les éducatrices feront aussi du bruit

Les grèves tournantes contre le régime d'austérité du... (Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau)

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Les grèves tournantes contre le régime d'austérité du gouvernement libéral, amorcées lundi dans d'autres régions de la province, gagneront l'Estrie mercredi.

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(SHERBROOKE) Alors que des milliers de membres du front commun exerceront une première journée de grève en Estrie mercredi, les travailleuses des CPE de la CSN profiteront de ce débrayage afin de faire connaître leurs revendications. Elles en profiteront également pour dénoncer les coupes dans le réseau des CPE. Il n'est pas question de grève, mais bien d'actions de visibilité, assure la présidente du Syndicat des travailleuses (eurs) des CPE de l'Estrie (STTCPE - CSN), Stéphanie Vachon.

Environ 400 000 employés de la province membres du front commun ont entamé lundi une série de grèves tournantes; la première journée a lieu mercredi dans la région.

« Pour l'instant, il n'est pas question de déclencher la grève dans les CPE, mais bien de participer, parallèlement aux actions du front commun, à une première série d'actions de visibilité aux abords des installations », indique Stéphanie Vachon. Les conventions collectives de ces employées sont échues. Les négociations ne sont pas encore commencées; il n'est donc pas question de mandat de grève pour le moment. « On n'en est pas encore là; on fait juste appuyer le front commun », commente Mme Vachon.

Le STTCPE représente plus de 1000 membres dont la convention collective est échue depuis le 31 mars 2015.

L'instance syndicale revendique les mêmes hausses salariales que celles réclamées par le front commun, soit 4,5 % par année pendant trois ans pour un total de 13,5 %. Les pourparlers se diviseront en deux volets : l'un national et l'autre régional.

« Tôt le matin ou en fin de journée, nous accueillerons de manière colorée les centaines de parents en les informant sur la nature de nos demandes et sur les impacts néfastes des politiques libérales sur les services dispensés à des milliers d'enfants en bas âge. » Les services ne seront donc pas touchés, assure Mme Vachon.

Les employées s'inquiètent du même coup des impacts des compressions dans le réseau des CPE. « Tous les CPE vivent l'impact des coupes », dit-elle en citant notamment l'abolition de postes de cuisinières ou d'adjointes administratives, de même qu'une diminution de la qualité de la nourriture et du budget d'achat de jouets. « Le réseau est saigné à blanc. »

Alternatives

Par ailleurs, avec la fermeture des écoles de la région, différentes organisations offriront une alternative aux parents mercredi. C'est le cas notamment du camp Val-Estrie, qui offre un service de garde. Le centre sportif de l'Université Bishop's offrira « un service de garde multisports » entre 8 et 17 h. Les inscriptions se terminent mardi à midi.

L'entreprise Tonus! annonce aussi sur son site la tenue d'une « journée multisports, culturelle et artistique » en Estrie.

À noter qu'en raison de la grève, les journées portes ouvertes prévues à la Frontalière de Coaticook sont remises au 25 novembre.

Différents syndicats du monde scolaire de la CSQ ont fait savoir que plus de 4000 personnes débraieront devant des établissements d'enseignement entre 8 h 30 et 9 h 30 mercredi. Une activité de visibilité se tiendra simultanément dès 11 h 30 dans huit villes, soit Sherbrooke, Magog, Windsor, Asbestos, Valcourt, Lac-Mégantic, Coaticook et East Angus.

CIUSSS de l'Estrie - CHUS

Par ailleurs, du côté du CIUSSS de l'Estrie - CHUS, les patients peuvent s'attendre à être confrontés à un certain ralentissement ou à de l'attente plus longue, mercredi.

Bien que la Loi sur les services essentiels prévoie le maintien de 60 à 90 pour cent des services selon les types d'installations, les représentants syndicaux ont assuré que les services seraient maintenus à 90 pour cent dans tous les secteurs. Bien entendu, ils le seront à 100 pour cent dans les unités de soins intensifs et d'urgence.

Toutefois, il y aura des ralentissements ou à de l'attente dans certains services, comme aux centres de prélèvements, mentionne-t-on dans un communiqué de presse.

« Il est suggéré aux personnes qui le peuvent de reporter leur visite à un autre jour. Il est aussi possible qu'il y ait des retards dans certains examens d'imagerie médicale (radiographie, échographie, etc.) », avertit-on.

« Les analyses de laboratoire de routine pourraient également être ralenties.» 

Les employés en grève cette journée font partie des catégories d'emploi suivantes : personnel en soins cardiorespiratoires; personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers; personnel de bureau, techniciens et professionnels de l'administration; techniciens et professionnels de la santé et des services sociaux.

Les instances syndicales ont prévu que les employés syndiqués « sortiraient » pour une période de 40 à 45 minutes au cours de leur quart de travail, selon les horaires prévus, de façon simultanée ou en rotation.

Les infirmières ne débrayeront pas sauf celles affiliées à un autre syndicat que la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), ce qui est le cas dans les anciens établissements Centre de santé et de services sociaux de Memphrémagog, Centre de réadaptation Estrie, Centre de réadaptation en dépendance de l'Estrie et Centre jeunesse de l'Estrie.

« La direction est confiante que les syndicats feront preuve de respect et de professionnalisme et s'assureront de maintenir une offre de services de qualité et sécuritaire. Elle a aussi prévu des moyens pour assurer la circulation de l'information et le soutien aux gestionnaires au cours de cette journée », ajoute-t-on.

Avec Claude Plante

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