2000 Canadiens vivent l'ouragan Patricia

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Les touristes qui séjournent dans la zone touchée suivaient vendredi les procédures d'évacuation mises en place par les partenaires au pays et les autorités locales, a assuré une porte-parole du voyagiste québécois Transat.

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La Presse Canadienne
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Montréal

De nombreux Québécois se trouvent présentement dans la région de Puerto Vallarta au Mexique, où le puissant ouragan Patricia a touché terre, vendredi soir.

Cent soixante-quinze Québécois ont acheté des forfaits tout-inclus auprès du voyagiste québécois Transat et séjournent en ce moment dans une douzaine d'hôtels situés dans la zone affectée.

La porte-parole de la compagnie, Debbie Cabana, assure qu'ils sont tous en sécurité. «On suit les procédures d'évacuation qui sont mises en place par les partenaires au pays et les autorités locales», explique-t-elle.

La majorité d'entre eux ont été relocalisés dans des abris. Mais trois hôtels avec lesquels Transat fait affaire ont des salles sécuritaires aménagées sur place pour abriter leurs clients.

Impossible pour l'instant de savoir s'ils seront rapatriés une fois que l'ouragan Patricia aura poursuivi sa route. Tout dépendra de l'étendue des dommages, mentionne Mme Cabana. En plus de 175 voyageurs québécois, 275 de leurs concitoyens canadiens sont également dans la région avec Transat.

De son côté, le voyagiste WestJet a présentement 295 clients canadiens, répartis dans 22 hôtels, dans la région de Puerto Vallarta.

«C'est très important que les clients suivent les instructions d'urgence de leur hôtel», insiste le porte-parole Robert Palmer.

«Personne ne doit s'aventurer seul pour fuir l'ouragan, conseille-t-il. Si un client décide de partir seul, on perd sa trace, on ne sait plus où il est et s'il est en sécurité.»

Selon le ministère des Affaires étrangères, quelque 2000 Canadiens se trouveraient dans la région de Puerto Vallarta.

Intempéries majeures

Un avis publié sur le site du ministère avertit les citoyens canadiens que «des intempéries majeures, notamment des pluies abondantes et des vents violents, pourraient causer des crues soudaines et des glissements de terrain dans la région».

Le gouvernement mentionne également que les transports et les communications au Mexique pourraient être perturbés par le passage de Patricia.

Un couple canadien rejoint sur place se préparait à affronter la tempête dans leur nouvel appartement situé dans une tour à logements de Puerto Vallarta.

«Nous venons de tout rentrer ce qui se trouvait sur notre balcon. Nous avons créé une zone sécuritaire à l'intérieur de l'appartement qui est loin de toutes les fenêtres», a raconté David Lloyd d'Edmonton à ABC news.

Le ressortissant canadien dit s'attendre à manquer de courant pour une période pouvant aller jusqu'à quatre jours.

Larry Kehler, propriétaire du Cafe Roma à Puerto Vallarta, a indiqué que toute la ville a été fermée. «Il n'y a plus personne dans les rues», a raconté ce natif du Manitoba.

Arthur Fumerton, originaire de l'Ontario et qui dirige maintenant le projet d'éducation communautaire Volcanes, a dit qu'il se trouvait à environ deux kilomètres de la plage.

«Nous avons barricadé toutes les fenêtres», a-t-il témoigné.

Le premier ministre désigné Justin Trudeau a affirmé que le Canada était «prêt à venir en aide à la population du Mexique», et a indiqué que les autorités «encouragent les Mexicains et les Canadiens se trouvant dans les zones vulnérables à se mettre à l'abri».

«Les pensées des Canadiennes et des Canadiennes accompagnent les gens du Mexique alors qu'ils doivent affronter des pluies torrentielles, des vents violents et des inondations causés par l'ouragan Patricia», a dit M. Trudeau par communiqué, vendredi soir.

«Les personnes touchées par l'ouragan feront face à de nombreuses difficultés, et nous continuerons de surveiller la situation de près. Le Canada est prêt à venir en aide à la population du Mexique. Dans les jours à venir, je sais que cette dernière fera preuve du même courage et de la même résilience qui l'ont toujours caractérisée.»

Un ouragan historique

Le puissant ouragan Patricia a touché terre dans le sud-ouest du Mexique, vendredi soir, entraînant des pluies torrentielles, de fortes vagues et des vents cycloniques.

Les autorités mexicaines ont reçu les signalements de certaines inondations et glissements de terrain après que l'ouragan eut touché terre dans une portion relativement peu peuplée de la côte Pacifique.

Le secrétaire mexicain aux Transports, Gerardo Ruiz Esparza, a affirmé que les autorités s'étaient préparées au pire, et étaient encore loin de «déclarer victoire».

Le coeur de l'ouragan a frappé dans un secteur de l'État de Jalisco comptant quelques zones de population. La grande ville la plus près, Manzanillo, se trouvait à l'extérieur de la portée des vents de la force d'un ouragan.

Les prévisionnistes disaient voir plus tôt le risque de dommages «catastrophiques».

Les vents records enregistrés plus tôt dans la journée ont réduit quelque peu à 270 kilomètres à l'heure, selon le Centre national des ouragans des États-Unis, établi à Miami, mais Patricia constituait toujours un ouragan extrêmement dangereux de catégorie 5.

La trajectoire de l'ouragan devait rapidement le mener au-dessus des secteurs montagneux, abritant quelques hameaux, qui sont sujets à des crues soudaines dangereuses et des glissements de terrain.

À Puerto Vallarta, des résidants avaient empilé des sacs de sable devant leurs maisons et placardé les fenêtres de commerces. Les vols étaient suspendus à l'aéroport, à toutes fins pratiques déserté, mais des queues se formaient aux arrêts d'autobus alors que les gens tentaient d'acheter des billets pour Guadalajara ou d'autres destinations du pays.

Patricia générait à un certain moment des vents soutenus de 325 kilomètres/heure, ce qui constituait l'ouragan le plus puissant jamais vu dans l'est du Pacifique ou dans l'Atlantique, selon Dave Roberts, un spécialiste des ouragans au Centre national des ouragans à Miami.

La puissance de Patricia était alors comparable à celle du typhon Haiyan, qui avait fait quelque 7300 morts et disparus aux Philippines il y a deux ans, selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Avec Associated Press

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