L'Estrie divisée en trois partis

Jean Rousseau, député du NPD, a été défait... (Imacom, Jessica Garneau)

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Jean Rousseau, député du NPD, a été défait dans Compton-Stanstead. On le voit ici aux côtés de Martine Staehler et de Lucie Lefebvre, qui faisaient partie de son équipe.

Imacom, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) Le plus jeune député de l'histoire du Canada en 2011, le néo-démocrate Pierre-Luc Dusseault, a résisté à la vague libérale qui a balayé le Canada lundi et il a conservé son siège dans Sherbrooke, comme son collègue François Choquette dans Drummond. Jean Rousseau n'aura pas su en faire autant, défait par la libérale Marie-Claude Bibeau dans Compton-Stanstead.

La lutte a été serrée pendant un moment à Sherbrooke, mais le libéral Tom Allen, meneur initial, n'a jamais réussi à se détacher. Son jeune rival de 24 ans, Pierre-Luc Dusseault, a pris une avance qui s'est creusée de quelques dizaines de votes pour chaque bureau dépouillé. Il a fallu attendre tard en fin de soirée pour confirmer la réélection du néo-démocrate qui n'a pourtant jamais douté.

« Il y avait des indications positives sur le terrain. Dans mon pointage, je n'ai jamais senti la vague libérale. Je m'explique mal que nous n'ayons pas réussi à convaincre les électeurs que nous pouvions être l'alternative aux conservateurs. J'accueille avec humilité la confiance des Sherbrookois », a-t-il déclaré.

Tom Allen aura tout de même permis aux libéraux de passer du quatrième au deuxième rang dans Sherbrooke. « Oui, je suis déçu des résultats. Mais ce qui compte, c'est que le Canada a maintenant un gouvernement libéral pour les quatre prochaines années », a-t-il indiqué en félicitant son adversaire pour sa réélection.

Les citoyens de Compton-Stanstead ont opté pour le changement en choisissant Marie-Claude Bibeau, connue entre autres comme directrice du Musée de la nature et des sciences. Celle qui est aussi la conjointe du maire Bernard Sévigny faisait de l'agriculture et de l'aéroport de Sherbrooke ses priorités. Le dossier de l'aéroport figure aussi en tête de liste des projets du maire de Sherbrooke.

« Ce n'était pas gagné, a lancé Mme Bibeau. Les indécis ont été là longtemps. C'était une course à trois. Quand je suis arrivée ce soir (lundi), dans ma tête c'était encore une course à trois. Je suis bien contente des résultats. J'ai hâte de commencer! »

Le député sortant néo-démocrate Jean Rousseau a annoncé la fin de sa carrière politique. Il ne sait pas ce qui l'attend. « Je vais militer pour deux choses : le droit des autochtones et l'environnement. La chose la plus importante, c'est que je vais retourner avec ma famille », a-t-il réagi, des sanglots dans la voix.

Celui qui est devenu l'ancien maire de Victoriaville, Alain Rayes, a permis au Parti conservateur de faire un gain dans Richmond-Arthabaska, une des rares circonscriptions que le Bloc québécois avait remportée en 2011. Les conservateurs y avaient pris le troisième rang au dernier scrutin. Le populaire politicien arrivera toutefois à Ottawa au sein d'un parti qui passe du pouvoir à l'opposition. « La victoire n'est pas amère. L'objectif quand on se présente, c'est être député de sa circonscription. Naturellement, on souhaite le meilleur pour son parti, mais ce sera à nous, les délégués conservateurs, de travailler à la reconstruction. Ma priorité, ce sont les dossiers économiques. »

François Choquette a tenu le coup dans Drummond pour le NPD. « C'est une victoire, que je dois beaucoup à tout le travail qu'on a fait depuis 78 jours sur le terrain. J'avais beaucoup de bénévoles qui ont cogné aux portes avec moi, on a fait sortir le vote, et c'est ce qui a fait la différence. On est très heureux et soulagés. »

Le premier député déclaré élu dans la région, tôt en soirée, a été l'ancien maire de Thetford Mines, Luc Berthold, qui conserve le siège conservateur jusque-là détenu par Christian Paradis. Le libéral Denis Paradis, défait par Pierre Jacob il y a quatre ans, a remporté son pari dans Brome-Missisquoi avec une large majorité sur la candidate NPD.

Le Bloc québécois n'a pas été en mesure de brouiller les cartes. En Estrie, tous les candidats bloquistes avaient récolté entre 12 et 23 % des suffrages au moment de mettre sous presse.

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