Alain Rayes remporte son pari

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En tant que nouveau député conservateur, Alain Rayes siégera dans l'opposition officielle.

La Tribune, Alexandre Faille

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Alexandre Faille
La Tribune

(Victoriaville) En quittant sa mairie de Victoriaville pour devenir candidat conservateur dans Richmond-Arthabaska, Alain Rayes souhaitait certainement devenir un rouage important d'un gouvernement conservateur à Ottawa. Au lieu de ça, c'est dans l'opposition officielle que siégera le nouveau député.

« L'objectif ultime quand on se présente, c'est être député de sa circonscription. Ce sera ma responsabilité avec les autres délégués du Québec, parce qu'il y a eu des gains des conservateurs au Québec, de travailler à cette reconstruction et d'être prêt pour la prochaine élection, note M. Rayes. C'est ma première expérience comme député, je vais apprendre comme je l'ai fait à la mairie, je vais mettre toute l'énergie que les gens me connaissent à représenter tous les gens de ma circonscription, peu importe leurs allégeances. »

Avec 32% des votes obtenus, M. Rayes a devancé par plus de 3000 voix le candidat libéral Marc Desmarais, qui a profité de l'élan de son parti au pays pour causer une surprise dans Richmond-Arthabaska où les libéraux avaient inscrit de maigres pointages de 6,96% et de 12,7% lors des deux élections précédentes. Son pointage de 25% le place au second rang devant la néo-démocrate Myriam Beaulieu (24%) et le bloquiste Olivier Nolin (17%).

À la confirmation de sa victoire, M. Rayes s'est présenté avec enthousiasme et émotion devant ses nombreux militants rassemblés dans un bar de Victoriaville où il a amorcé son discours en félicitant ses adversaires et en remerciant son équipe. Il s'est posé en député rassembleur, souhaitant travailler avec les élus et les organisations partout dans la circonscription.

« Ma priorité ce sont les dossiers économiques. On a vu ce qui se passe avec Viandes Laroche à Asbestos, j'ai envie d'aller rencontrer rapidement les propriétaires pour voir s'il y a quelque chose qu'on est capable de faire. Ensuite, on va entrer dans le jeu à Ottawa et on va apprendre. »

Alain Rayes succède au populaire député sortant André Bellavance qui a choisi de ne pas briguer de nouveau les suffrages en 2015, lui qui avait été l'un des seuls élus du Bloc québécois en 2011 avant de quitter le navire et de siéger comme indépendant jusqu'à la fin de son mandat.

Desmarais tend la main

Le candidat libéral défait, Marc Desmarais, s'est dit fier de sa campagne, « une campagne menée comme celle de mon chef, Justin Trudeau, sur le terrain, à la rencontre des électeurs. »

Bon joueur, il accepte la défaite et tend la main à son homologue conservateur afin de travailler de concert avec lui pour le bien de la circonscription.

«Ça fait trente ans que je milite pour le Parti libéral et je vais continuer à le faire. Comme je l'ai déjà dit, j'ai une longue expérience à la Chambre des communes et je suis prêt à mettre cette

expérience à profit en travaillant avec le député pour la circonscription de Richmond-Arthabaska », a-t-il mentionné.

La néo-démocrate Myriam Beaulieu s'est pour sa part dite déçue du résultat, mais aussi étonnée. « Le succès du Parti libéral dans la circonscription n'était pas prévu, même sur le terrain je ne l'ai pas senti », concède-t-elle. Le souffle rouge aura finalement eu un impact sur son résultat puisque la volonté de changement s'est traduite par une hausse d'appuis au candidat libéral, poursuit-elle.

« J'ai beaucoup de gratitude envers mon équipe. Nous avons commencé avec une petite organisation, parcouru tous les coins d'une très grande circonscription de manière professionnelle et avons rallié plusieurs personnes à notre groupe », ajoute-t-elle.

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