Gouvernement libéral majoritaire: les militants exultent

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Justin Trudeau et sa conjointe Sophie Grégoire

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Montréal

Les sourires sont sur tous les visages dans la salle de l'hôtel Reine Elizabeth où se tient le rassemblement libéral, alors que les médias nationaux prédisent l'élection d'un gouvernement majoritaire libéral à Ottawa.

Justin Trudeau a récupéré lundi soir les clés du 24, promenade Sussex, que son père avait laissées derrière lui il y a une trentaine d'années.

Il est devenu lundi le 29e premier ministre de l'histoire du Canada.

Après dix années de purgatoire à Ottawa, le Parti libéral du Canada (PLC) a donc effectué un retour en force au gouvernement fédéral.

Il s'agit sans contredit d'un score époustouflant pour une formation qui n'avait fait élire que 34 députés à l'élection de 2011, dont sept au Québec.

Avec cette victoire, le @chef libéral a réussi à prouver qu'une campagne positive pouvait fonctionner en politique, selon son conseiller Robert Asselin, qui avait participé aux campagnes de Paul Martin et de Michael Ignatieff avant de reprendre du service avec Justin Trudeau.

«La prémisse, depuis que (Stephen) Harper était là, c'était qu'il gagnait parce qu'il réussissait à définir et à attaquer ses adversaires. On n'a pas les résultats encore, mais j'espère que ça va démontrer que c'est le contraire», a-t-il soutenu en entrevue avec La Presse Canadienne.

Cet avis est partagé par Besmir Likaj, qui assistait à la soirée électorale des libéraux à Montréal. «Ça a été vraiment inspirant comme campagne, un peu comme la première que Barack Obama avait menée», analyse-t-il.

«Justin Trudeau a présenté, face au message de division et de 'wedge politics» des conservateurs, un message de rassemblement, de vision, d'avancement et d'avenir. C'est ce qui a pesé dans la balance», a suggéré le jeune homme âgé de 28 ans.

La campagne libérale a été émaillée d'un seul écueil majeur - l'éjection cette semaine du coprésident de la campagne nationale, Dan Gagnier, pour avoir fourni des conseils de lobbying au promoteur du projet d'oléoduc Énergie Est, TransCanada.

Mais il était manifestement trop tard pour renverser la vapeur.

Justin Trudeau a bouclé sa campagne avec une démonstration de force, attirant à chaque escale des centaines de sympathisants souvent euphoriques dans des salles de Halifax à Vancouver, en passant par Winnipeg, Edmonton ou encore Calgary.

«L'image que j'ai en tête, c'est le rassemblement d'hier (dimanche) à Calgary, la ville où on n'a pas gagné un siège depuis 1968. Il y avait des gens partout, l'énergie, la réponse que les gens donnent à cet homme-là (M. Trudeau) quand il parle, c'est assez incroyable», a plaidé Robert Asselin.

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