Hommages à micros ouverts

Parents, amis et collègues de Susan Léger se... (Photo La Tribune archives, Maxime Picard)

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Parents, amis et collègues de Susan Léger se sont réunis pour rendre hommage à cette grande figure de la radio en Estrie, mais aussi à une personne remplie d'énergie qui débordait de passion pour la vie.

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Alexandre Faille
La Tribune

(Sherbrooke) Les hommages se sont faits nombreux depuis quelques jours afin d'honorer avec justesse la mémoire de l'animatrice et chroniqueuse culturelle Susan Léger. Des hommages intenses, vibrants, énergiques, comme si les mots prononcés devaient se marier à la personnalité rayonnante de la première morning woman de la région.

Et le flot d'hommages s'est poursuivi dimanche où parents, amis et collègues se sont réunis afin d'unir leurs souvenirs le temps d'un dernier au revoir à Susan Léger.

« Elle a défoncé des portes. Pour la famille, quand elle a commencé la radio, c'était comme un passe-temps, mais finalement elle s'est jetée là-dedans. Depuis sa petite enfance ça l'habitait, son premier micro, c'était un ruban à mesurer », raconte sa soeur Marie-Pierre.

Comme toute sa famille, Marie-Pierre a été touchée de constater l'importance de sa soeur pour sa communauté et le respect qu'elle inspirait dans le milieu de la radio, sa deuxième maison.

« J'apprends à connaître encore plus ma soeur en rencontrant ses collègues, indique-t-elle. Je pense que mon père en était plus conscient, mais ma mère et moi on ne savait pas que c'était aussi gros. Que le patron de Montréal se déplace jusqu'ici, ça veut dire beaucoup, on est très touchés. »

« J'aurais préféré qu'elle ait une fin de carrière, qu'on puisse lui rendre hommage et qu'elle puisse le vivre, que de devoir le faire en fin de vie, mais c'est ainsi, ajoute son amie et collègue Josianne Lussier. Susan a tellement douté qu'elle avait du talent, douté qu'elle faisait la bonne chose et souvent on devait la rassurer, je me dis pourquoi ces éloges ne sont pas arrivés pendant qu'elle pouvait le vivre, elle aurait été convaincue une fois pour toutes. »

D'amour et d'énergie

Amour, intensité, énergie, passion : des qualificatifs répétés maintes et maintes fois pour décrire une femme aussi dévouée à son métier qu'auprès de ses proches.

« Une fois qu'elle s'embarquait dans la relation, c'était un amour inconditionnel, explique Mme Lussier. On a vécu beaucoup de choses, mais ce qui me revient en tête ce sont les petits moments. Ça nous arrivait d'aller pêcher une heure ou deux et de ne jamais rien attraper d'autre que des bouts de bois, mais de voir son visage émerveillé devant un bout de bois, c'est ce genre de détails banals dont je vais me souvenir. »

« J'ai rarement vu quelqu'un d'aussi dévoué à son métier, ajoute son collègue du 107,7 FM Mathieu Beaumont. Elle n'avait aucune tolérance pour l'incompétence et elle ne se gênait pas pour soulever les choses pour les améliorer. Ce n'est pas tous les joueurs qui font de bons entraîneurs, mais elle, elle est devenue une foutue bonne coach parce qu'elle avait la bonne façon d'amener les messages, avec beaucoup de positivisme. »

Une passion qui remonte à son enfance, de dire sa soeur. Celle qui animait toutes les réunions familiales avait cette force d'attraction qui, avant de charmer les milliers d'auditeurs de la région, divertissait le salon familial.

« Les derniers jours, quand elle ne parlait plus, ce n'était pas Susan. La vraie Susan, c'est une verbomotrice », résume-t-elle.

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