Une doyenne de Bishop's à la rescousse d'une famille syrienne

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Peggy, Antoine et George Edelby ont récemment demandé à leur amie Michele Murray, la doyenne de la faculté des arts et des sciences de l'Université Bishop's, de les aider à fuir leur ville d'Alep, ravagée par la guerre.

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Alexandre Faille
La Tribune

(Sherbrooke) Une doyenne de l'Université Bishop's lance une campagne de financement dans l'espoir de parrainé une famille syrienne prise au piège par la guerre qui ravage leur ville d'Alep.

La doyenne de la faculté des arts et des sciences de l'Université Bishop' s, Michele Murray, a rencontré George Edelby lors d'un voyage en Syrie en 2010. Aujourd'hui, elle et son mari souhaitent accueillir l'homme et sa famille avec qui la doyenne s'est liée d'amitié.

« J'ai rencontré George pour la première fois en avril 2010 alors que je voyageais en Syrie pour des fouilles archéologiques. Il était notre guide syrien, explique-t-elle. Je suis retournée en Syrie en janvier et février 2011. Il m'a beaucoup aidée pour avoir des accès privilégiés dans les musées grâce à ses contacts. Au fil des ans, nous nous sommes souvent parlé par téléphone ou par Skype, chaque fois je lui demandais ce que nous pouvions faire pour l'aider lui et sa famille. »

En avril dernier, George a communiqué avec Mme Murray, mais cette fois, ce n'était pas simplement pour prendre des nouvelles.

« Il m'a dit que la vie était devenue trop difficile, que c'était devenu impossible à cause de la guerre et qu'il était prêt à quitter le pays, relate-t-elle. Je pense qu'il croyait que la guerre allait s'arrêter après quelques années. Malheureusement, comme on peut le voir, ce n'est pas le cas. »

Campagne de sociofinancement

George, sa soeur Peggy et leur père Antoine résident toujours à Alep dans l'attente d'une occasion de fuir, comme tant de leurs concitoyens. L'objectif de la campagne est d'atteindre la somme de 40 000 $ afin d'absorber les coûts de déplacement et les frais de subsistance pour leur première année en sol canadien.

« Les gens sont frustrés par ce qu'ils voient là-bas et se demandent ce qu'ils peuvent faire. Je crois que ceci est une chance de poser un geste concret », explique Mme Murray.

Un événement de financement est prévu au restaurant Le Cartier le 21 octobre dès 17 h où une contribution minimale de 10 $ est demandée aux participants. Les gens peuvent aussi donner directement en ligne sur le site web Fundrazr en recherchant la campagne « Escaping Aleppo ».

« Je suis pleine d'espoir. Il y a des gens que je ne connais même pas qui donnent, c'est fantastique. Je ne m'attendais pas à un tel support », souligne Mme Murray.

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