Des gens s'avancent pour la relance

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La députée libérale de Richmond Karine Vallières a réagi jeudi à la fermeture de Viandes Laroche.

Imacom, Maxime Picard

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(SHERBROOKE) Tout n'est peut-être pas perdu pour les employés de Viandes Laroche, à Asbestos, touchés par une fermeture d'usine. Des gens d'affaires souhaiteraient relancer les activités de l'entreprise.

C'est ce qu'avance la députée Karine Vallières, qui a réagi jeudi à cette fermeture qui entraîne une centaine de mises à pied.

Mais il y a de l'espoir, dit-elle. « Des gens auraient fait état de leur intérêt à poursuivre les activités de Viandes Laroche. Des démarches ont été entreprises pour les mettre en relation avec les bonnes personnes », ajoute la députée de Richmond.

« Je sais que des discussions sont en cours. Une analyse complète du dossier doit être faite. »

Il y a aussi le Fonds de diversification de la région des Sources. Il contient encore environ 40 millions $. Viandes Laroche n'en a jamais bénéficié. Le fonds ne prévoit pas d'aide pour les entreprises agroalimentaires, précise-t-elle.

Il y a peut-être moyen d'y arriver, car dans le passé, mentionne-t-elle, l'entreprise Savoura a pu obtenir des sommes.

En 2013, le fonds avait permis une aide remboursable de 540 000 $ aux Serres du Saint-Laurent, pour des immobilisations dans les serres de production des tomates Savoura, à Danville. Aucun emploi direct n'avait cependant été créé. On apprenait en mars dernier que l'entreprise Les Serres du Saint-Laurent éprouvait des difficultés financières.

Garantie de prêt

Rappelons que la fermeture de Viandes Laroche survient moins de six mois après l'obtention d'une garantie de prêt de 2 millions $ du gouvernement du Québec. Mercredi, la rumeur de fermeture s'était répandue rapidement à Asbestos, alors qu'on apprenait que les employés étaient convoqués à une réunion jeudi matin.

Au cours de la dernière année plus particulièrement, la hausse fulgurante du prix du boeuf et la baisse du dollar canadien ont fragilisé la santé financière de l'entreprise.

Mme Vallières rappelle l'aide déjà apportée à l'entreprise et assure qu'elle fera le nécessaire pour aider les employés touchés. La députée veut également être en lien avec Emploi-Québec afin de s'assurer que tout le nécessaire soit fait.

« C'est une nouvelle qui secoue l'entreprise, la centaine d'employés, mais aussi les commerces et les entreprises de la région qui fournissent des vêtements de travail, qui s'occupent de l'entretien des véhicules, du bâtiment, etc. Cette fermeture affecte également les commerces où Les Viandes Laroche distribuait ses produits.

« C'est vraiment une triste nouvelle et il importe de travailler ensemble pour la suite des choses », commente-t-elle.

En communication constante avec l'entreprise depuis plusieurs mois, la députée de Richmond avait obtenu du gouvernement une garantie supplémentaire de deux millions sur une marge de crédit. Des vérifications étaient faites à savoir si l'entreprise en difficulté financière pouvait traverser la tempête, assure-t-elle.

« Cette garantie a été accordée pour permettre à l'entreprise de trouver et de mettre en place des solutions afin de faire face aux soubresauts de l'industrie, notamment la hausse du prix du boeuf et la baisse du dollar canadien. Depuis que nous connaissons les difficultés, nous avons travaillé en étroite collaboration avec l'entreprise et les ministères concernés », indique-t-elle en point de presse.

Depuis 2009, c'est avec un peu plus de 3 M$, sous forme de prêts ou de garanties, que le gouvernement du Québec a aidé l'entreprise. « J'ai fait tout ce qui était possible pour aider Les Viandes Laroche en tant que partenaire », conclut la députée de Richmond.

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