Dans le rôle de négligé

Le candidat libéral dans Sherbrooke, Tom Allen, a... (Imacom, Jessica Garneau)

Agrandir

Le candidat libéral dans Sherbrooke, Tom Allen, a souvenir que ses équipes de football aient effectué des remontées spectaculaires pour arracher des victoires inattendues. M. Allen croit avoir réussi à démontrer au cours de la campagne qui s'achève qu'il représente une bonne option pour les électeurs souhaitant du changement.

Imacom, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

(Sherbrooke) Tom Allen était dans son univers mercredi soir alors que les premières têtes d'affiche étaient admises au Panthéon des sports de Sherbrooke.

Comme ancien joueur et ex-entraîneur des Gaiters de Bishop's, M. Allen est d'ailleurs venu cueillir la plaque honorifique remise à l'un de ses mentors, Bruce Coulter.

« C'est vrai que j'ai beaucoup été associé aux sports. Mon implication ne se limite toutefois pas qu'à cela. Comme conseiller municipal, j'ai représenté l'ancienne ville de Lennoxville au sein de la Société de développement économique de la région sherbrookoise. Ce n'est pas d'hier que j'ai ma communauté à coeur», rappelle-t-il en entrevue.

Considérant que les libéraux fédéraux ont récolté seulement 10 pour cent des voix dans Sherbrooke à la dernière élection, M. Allen était plutôt creux dans sa zone quand il a pris possession du ballon.

« Le passé est le passé. J'ai l'esprit compétitif et j'ai toujours regardé devant moi. Notre chef mène une bonne campagne, la mienne se déroule bien, alors tout est possible » juge-t-il à quelques jours du vote.

En se référant à l'historique de la circonscription, la bloquiste Caroline Bouchard représenterait une menace plus sérieuse pour le député sortant Pierre Luc-Dusseault que Tom Allen. Ce n'est toutefois pas la première fois que ce dernier se retrouve dans le camp des négligés.

« Un quart de football dure 15 minutes alors que nous travaillons sans relâche depuis quatre mois pour remporter ce match. Mon équipe et moi pouvons marquer le gros touché », trace-t-il comme analogie.

M. Allen est entouré d'organisateurs aguerris, dont l'ex-maire Jean Perrault.

« Nous sommes plusieurs libéraux à avoir contribué à l'élection de Pierre-Luc Dusseault en appuyant le NPD, en 2011, pour sortir le bloquiste Serge Cardin. Nous pouvons rallier ces gens autour de notre Tom à nous», croit M. Perrault.

L'amitié entre les deux hommes remonte à plus de 40 ans, au temps où Jean Perrault dirigeait le CAP (Centre d'activité physique du Collège de Sherbrooke) et que Tom Allen occupait des fonctions similaires au Collège Champlain. Alors que le premier a bifurqué vers la mairie, l'autre a été promu comme gestionnaire sportif à Bishop's.

« Je souhaite que Tom gagne, en même temps je lui ai bien dit qu'il n'y avait jamais de certitude en politique. Il faut être prêt à accepter la défaite comme la victoire. C'est ce à quoi mon épouse Nicole m'avait préparé dès ma première participation à une élection municipale », ajoute M. Perrault.

Albert Painchaud est un autre organisateur politique aguerri des forces fédéralistes à graviter autour de M. Allen.

« Nous devrions franchir dimanche le cap des 50 000 appels logés pour sonder les intentions de vote des électeurs sherbrookois. Nous n'avons pas obtenu des réponses partout, mais nous avons une bonne lecture du terrain. Alors que nous n'avions que très peu de moyens au début, nous pouvons maintenant financer un blitz médiatique de fin de campagne », rapporte M. Painchaud.

« Je n'étais pas tellement à l'aise de solliciter des dons. Je l'ai quand même fait. Je n'aimais pas non plus le recrutement au football, je préférais de loin les entraînements et les jours de match. Sauf que chaque facette de la préparation compte pour gagner. J'aborde les choses de la même façon et avec la même conviction ».

Les premiers contacts de Tom Allen avec la politique remontent à sa jeunesse, dans la circonscription de Mont-Royal que représentait un dénommé Pierre Elliott Trudeau.

« J'ai une connexion avec la famille Trudeau. J'ai des souvenirs de cela. Mes parents ont toujours été libéraux. J'étais un sympathisant du candidat libéral William Hogg en 2011, dans Compton-Stanstead. Je ne pouvais toutefois l'appuyer publiquement en raison de mon implication au sein du comité des Jeux du Canada. J'habite Lennoxville, c'est dans la circonscription voisine. Je n'ai cependant aucun doute que les électeurs de Sherbrooke me verront comme un Sherbrookois à part entière ».

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer