Réfugiés syriens : Trudeau peu surpris de l'intervention de Harper

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Le chef libéral Justin Trudeau s'est arrêté à Vaughan, en Ontario, où il procédait à une annonce sur le financement du transport en commun.

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WOODBRIDGE, Ontario

L'implication secrète du bureau du premier ministre dans l'examen des demandes des réfugiés syriens est un exemple de plus de la confusion qui règne chez les conservateurs entre l'intérêt partisan et celui du pays tout entier, a déclaré hier le chef libéral Justin Trudeau.

« Au cours des 10 dernières années, M. Harper a (...) confondu les intérêts du Parti conservateur du Canada avec les actions et le rôle du gouvernement du Canada, qui a comme devoir de servir tous les Canadiens », a déclaré M. Trudeau à Vaughan, en Ontario, où il procédait à une annonce sur le financement du transport en commun.

Le traitement des demandes de réfugiés a été interrompu pendant plusieurs semaines en juin. Le bureau du premier ministre a alors exigé de vérifier toutes les demandes et de décider du sort des réfugiés choisis par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) pour une réinstallation au Canada. Ce travail est normalement effectué par les fonctionnaires du ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration.

Cette décision est survenue après la publication d'un rapport des services de renseignement américains suggérant que des réfugiés pourraient représenter une menace à la sécurité de certains pays.

Lorsque toutes les inquiétudes ont été dissipées, le processus de sélection a repris son rythme de croisière. Les parrainages privés - impliquant souvent des églises qui accueillent des minorités religieuses - n'ont pas été touchés par cette directive.

Pareille interférence est dénoncée par le chef libéral, qui a rappelé que les employés du bureau du premier ministre n'ont aucunement le droit de se substituer à des fonctionnaires formés pour traiter les demandes des réfugiés.

Un porte-parole du ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration Chris Alexander a expliqué au quotidien The Globe and Mail que le gouvernement s'inquiétait de l'intégrité du processus de sélection et qu'il souhaitait s'assurer que la sécurité du pays n'était pas compromise.

Parallèle avec Duffy

En campagne pour la deuxième journée consécutive en Ontario aux côtés d'un ministre provincial ontarien, M. Trudeau a déclaré que cette affaire démontrait une fois de plus qu'il fallait se débarrasser du gouvernement conservateur.

M. Trudeau a tracé un parallèle avec la gestion en catimini du scandale des dépenses du sénateur suspendu Mike Duffy, au cours duquel un employé du bureau du premier ministre a fait un chèque personnel pour rembourser les dépenses douteuses de M. Duffy.

« Une des choses que cela souligne à mes yeux est que les Canadiens, peu importe pour qui ils votent, doivent pouvoir croire que le bureau du premier ministre est là pour les servir avec intégrité et responsabilité », a-t-il mentionné.

Le chef libéral a ramené le thème de la transparence à l'avant-plan à de nombreuses reprises durant la campagne.

Il a qualifié de « secrètes » les négociations du gouvernement conservateur pour le Partenariat transpacifique. Il a également demandé plus de transparence dans la gestion des missions militaires à l'étranger après qu'un bombardement effectué par un CF-18 canadien eut causé des victimes civiles au Moyen-Orient.

Justin Trudeau a promis de renforcer les bureaux qui surveillent le Parlement, tel que le directeur parlementaire du budget, une promesse qu'a également faite le chef néo-démocrate Thomas Mulcair.

En après-midi, M. Trudeau devait participer à Montréal à l'enregistrement de l'émission Tout le monde en parle, qui sera diffusée dimanche. Lorsqu'on lui a demandé ce qu'il y fera pour charmer les téléspectateurs québécois, il a répété que M. Harper n'avait ni les valeurs ni les priorités des Québécois, et que ceux-ci auront à choisir qui peut le mieux remplacer le premier ministre conservateur le 19 octobre.

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