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Discussions entre Bombardier et Airbus: des réactions à l'Assemblée nationale

L'échec des discussions entre Bombardier et Airbus entourant le programme... (Photo fournie par Bombardier)

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Québec

L'échec des discussions entre Bombardier et Airbus entourant le programme d'avions CSeries a eu des échos à l'Assemblée nationale, où le gouvernement Couillard a refusé de s'inquiéter, contrairement aux partis d'opposition qui prônent une intervention.

Le ministre de l'Économie, Jacques Daoust, a prudemment répété, mercredi, que Québec serait présent dans le cas où le constructeur d'avions et de trains demanderait de l'aide, ce qu'il n'a pas encore fait, a-t-il ajouté.

«Je sais qu'on est en fin de fabrication de cet appareil et il y a eu des dépassements (de coûts et d'échéancier) comme dans le développement de tous ces genres d'appareils», a affirmé M. Daoust.

Bombardier (TSX:BBD.B) et Airbus ont confirmé mardi soir avoir eu des discussions, précisant qu'elles étaient terminées.

Le géant français du transport aurait donné un coup de main à Bombardier pour compléter le développement de son nouvel avion commercial pouvant transporter de 110 à 160 passagers en échange d'une participation majoritaire dans ce programme.

Bombardier disposait de flux de trésorerie de 4,4 milliards $ US le 30 juin dernier, mais un analyste estime que l'avionneur pourrait être à court de liquidités dès la mi-2016.

M. Daoust n'a pas voulu s'étaler sur les pourparlers entre les deux multinationales concernant une alliance, faisant valoir que celles-ci sont «cotées en Bourse».

Quant à la possibilité qu'un groupe étranger prenne le contrôle du programme CSeries pour aider Bombardier à affronter ses problèmes de liquidités, le ministre ne s'en formalise pas. L'important est que le siège social de l'entreprise reste à Montréal, selon lui.

«Regardez la propriété des fleurons québécois qui sont cotés en bourse, a affirmé M. Daoust. Vous allez vous apercevoir qu'ils ne sont pas nécessairement détenus par des intérêts québécois.»

Le ministre de l'Économie a affirmé que le gouvernement du Québec rencontrait la direction de Bombardier une fois par année au Salon aéronautique du Bourget, en France, mais n'a pas dit si d'autres rencontres avaient eu lieu depuis.

Les réactions ont toutefois été différentes au Parti québécois (PQ) et à la Coalition avenir Québec (CAQ), qui ont exhorté le gouvernement Couillard à intervenir auprès de Bombardier pour avoir l'heure juste.

Puisque la province a versé des millions de dollars en aide financière à Bombardier dans le passé et que cet investissement est maintenant menacé, le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a plaidé pour une aide rapide.

«Est-ce que nous allons subventionner les actionnaires d'Airbus ou nous allons protéger les intérêts du gouvernement du Québec et des contribuables? Cela m'apparaît essentiel», a-t-il dit.

Inquiet, le chef de la CAQ, François Legault, a de son côté soulevé la possibilité de «privatiser temporairement» l'avionneur ou d'injecter une dette convertible, affirmant qu'il ne fallait «rien exclure à ce moment-ci».

«Il y a deux divisions importantes, l'aéronautique et le matériel de transport, et il faut tout faire pour sauver les deux, a dit le chef caquiste. Les Américains ont sauvé General Motors et ont sauvé les entreprises (de ce secteur). Il faut que le Québec fasse tout en son possible pour sauver les deux divisions.»

Après avoir pris de l'altitude dans la foulée des rumeurs mardi pour clôturer en hausse de 14 pour cent, l'action de Bombardier reculait de 13 pour cent, ou 23 cents, pour coter à 1,54 $ à la Bourse de Toronto, mercredi.

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