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Les éducateurs physiques prêts à relever le défi de Pierre Lavoie

La Fédération des éducateurs et éducatrices physiques enseignants du Québec... (Archives La Presse)

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(SHERBROOKE) La Fédération des éducateurs et éducatrices physiques enseignants du Québec (FÉÉPEQ) se dit prête à relever le défi lancé par Pierre Lavoie dans nos pages lundi.

Pierre Lavoie lors de la collation des grades... (Imacom, Maxime Picard) - image 1.0

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Pierre Lavoie lors de la collation des grades de samedi.

Imacom, Maxime Picard

« La FÉÉPEQ partage le point de vue de Pierre Lavoie sur le rôle de l'éducation comme moteur de changement pour passer d'une culture de santé curative à une culture de santé préventive où l'activité physique et les saines habitudes de vies feraient partie du quotidien dans notre société », fait part le président de la FÉÉPEQ, Jean-Claude Drapeau, dans une lettre envoyée à La Tribune.

Samedi, l'instigateur du Grand défi Pierre Lavoie a profité de son passage à Sherbrooke, où il a reçu un doctorat honoris causa de l'Université de Sherbrooke, pour inviter les enseignants en éducation physique de changer leur approche envers les élèves du primaire, arguant qu'elle était « quelque peu dépassée ».

«Passer d'une culture de l'éducation sportive qui était le propre de notre enseignement depuis les années soixante.»


Pierre Lavoie soulignait que les enseignants devraient adopter une approche axée sur l'amour du sport afin que les jeunes demeurent actifs non pas essentiellement pour performer, mais pour se maintenir en santé.

« On ne devrait pas faire du sport pour gagner des médailles au primaire, mais pour maintenir son corps en santé. Il y aura toujours des jeunes qui performent, mais l'enseignant, lui, doit adopter une approche non discriminatoire », avait-il expliqué.

Changement amorcé

Jean-Claude Drapeau soutient que cette ligne de pensée s'inscrit dans l'esprit des programmes actuels d'enseignement en éducation physique du primaire au collégial, tout comme à l'université lors des cours intitulés éducation physique et à la santé. S'il indique que le changement de paradigme est déjà « irréversiblement amorcé » dans « un grand nombre d'écoles primaires », le président de la FÉÉPEQ admet qu'il s'agit d'une transformation qui requiert du temps.

« Passer d'une culture de l'éducation sportive qui était le propre de notre enseignement depuis les années soixante, à une culture de l'éducation physique et à la santé, demande plus qu'une dizaine d'années. Ceci est d'autant plus vrai qu'en Amérique du Nord, les valeurs de rendement et de performance sont omniprésentes dans la société en général. »

Qu'à cela ne tienne, la FÉÉPEQ se dit ouverte à collaborer pour accélérer le processus et inciter davantage les jeunes à demeurer actifs.

« Nous sommes ouverts à coopérer pour discuter plus à fond des embûches et trouver les améliorations qu'il s'avérerait utile de mettre en place afin de pouvoir mieux favoriser l'engagement affectif et physique de tous les jeunes étant sous responsabilité de l'école », assure M. Drapeau.

« Je suis convaincu que l'ensemble des enseignantes et enseignants en éducation physique et à la santé sauront continuer à relever le défi auquel nous convie Pierre Lavoie, celui de la mise en place d'une réelle culture de santé préventive au Québec », assure le président de la FÉÉPEQ.

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