Négociations: les infirmières claquent la porte

Régine Laurent... (Archives Le Quotidien)

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Régine Laurent

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Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
Québec

Rien ne va plus dans les négociations en vue de renouveler les conventions collectives des infirmières et des enseignants.

Les infirmières claquent la porte: leur syndicat quitte la table des négociations jusqu'à nouvel ordre. De leur côté, les enseignants jugent que les dernières offres du gouvernement sont une «provocation».

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) et la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) ont toutes fait des sorties publiques, mercredi.

La présidente de la FIQ, Régine Laurent, a affirmé que la dernière offre patronale est une «gifle» et qu'il n'était pas question qu'elle la présente à ses membres.

Selon elle, il n'y a «rien d'acceptable» dans la proposition de l'employeur, sans apporter d'amélioration sur le plan de l'organisation du travail, et il vaut mieux attendre le dépôt d'une nouvelle offre avant de retourner aux tables.

L'employeur propose de mettre fin à la majoration des primes de nuit, des primes pour soins critiques, ainsi que la prime de non-chevauchement des quarts de travail. L'employeur veut se donner le droit de déplacer le personnel dans un rayon de 100 km, en fonction d'éventuelles réorganisations.

Au dire de la présidente de la FIQ, c'est le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, qui mène tout et le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, le laisse faire.

À la prochaine rencontre des instances syndicales, au début d'octobre, il n'est pas exclu que la FIQ se dote d'un mandat de grève, selon ce qu'a indiqué Mme Laurent.

Par ailleurs, les choses ne se déroulent guère mieux dans le secteur de l'enseignement. La FSE s'attendait à une relance des négociations en raison de certains points positifs, mais elle a rapidement déchanté.

Selon le syndicat, l'employeur veut notamment mettre fin à la pondération du ratio d'élèves en classe en fonction du nombre d'enfants en difficulté, ce qui engendrerait une économie de 153 millions $, mais qui surchargerait la tâche des professeurs.

Le gouvernement veut aussi rogner dans le nombre d'heures travaillées par les enseignants.

Selon la présidente de la FSE, Josée Scalabrini, c'est la «colère et l'indignation» dans ses rangs. Son syndicat y voit de la provocation et exige du gouvernement qu'il clarifie les mandats des négociateurs.

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