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Les élus municipaux doivent avoir le dernier mot, dit Pierre Moreau

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, croit que les élus municipaux doivent avoir le dernier mot sur les conditions de travail de leurs employés.

M. Moreau a affirmé mercredi que le pacte fiscal proposé aux municipalités prévoit la mise en place d'un «système d'équilibrage» entre les deux parties.

Les deux regroupements de municipalités québécoises doivent se prononcer cette semaine sur la proposition du gouvernement, qui n'a pas encore été rendue publique.

Lors d'un point de presse à l'Assemblée nationale, M. Moreau a expliqué que le droit au lock-out est incompatible avec les responsabilités des municipalités, dont il juge les services essentiels.

M. Moreau a cependant estimé que le recours à l'arbitrage, en cas d'impasse dans des négociations, ne doit pas empêcher les élus de se prononcer.

Selon M. Moreau, même si ce recours est obligatoire pour les policiers, les représentants municipaux doivent avoir un rôle à jouer.

«On peut le maintenir, mais il ne faut pas donner à l'arbitrage la décision finale sur la gestion des deniers publics, ça m'apparaît un peu déconnecté de la réalité», a-t-il dit.

Le ministre a estimé que les élus sont ceux qui doivent prendre les engagements financiers dans la gestion des relations de travail.

«Ce qu'on nous demande de revoir, c'est de dire: pour quelle raison une personne non élue, qui n'a pas d'imputabilité, serait celle qui viendrait imposer le fardeau fiscal aux contribuables», a-t-il dit.

Même s'il n'exclut pas de discuter du droit de lock-out avec les représentants municipaux, M. Moreau ne s'attend pas à pareille demande.

«Le droit au lock-out, à mon point de vue, n'est pas une solution, je vous le dis tout de suite, a-t-il dit. Et je pense que les maires sont rendus aussi à l'idée que le droit au lock-out n'est pas une solution.»

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