Maxime Bernier en renfort à Sherbrooke

Difficile, être un conservateur au Québec? Si le ministre sortant en Beauce... (Imacom, René Marquis)

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(SHERBROOKE) Difficile, être un conservateur au Québec? Si le ministre sortant en Beauce Maxime Bernier affirme ne pas mener une campagne détachée de l'image conservatrice, le candidat dans Sherbrooke, Marc Dauphin, ne cache pas que l'étiquette engendre ses défis.

À défaut de voir le chef Stephen Harper venir prêter main-forte à son candidat dans Sherbrooke, le député conservateur sortant - et très médiatisé dans la dernière semaine - Maxime Bernier était de passage dans la ville jeudi soir afin d'assister à une conférence du candidat Marc Dauphin sur ses expériences comme médecin de guerre en Afghanistan.

M. Bernier a beaucoup fait parler de lui dans la dernière semaine avec son jingle de campagne viral, mais duquel l'identification au Parti conservateur est quasi absente. Celui-ci ne cache pas avoir voulu faire quelque chose de différent, mais nie se distancier des couleurs conservatrices.

« En Beauce, les gens me connaissent depuis longtemps, j'ai toujours défendu les valeurs beauceronnes qui sont les valeurs conservatrices à Ottawa. Je fais partie de l'équipe conservatrice et j'en suis fier », soutient-il.

Quant aux moqueries qui ont suivi la diffusion de son message publicitaire, M. Bernier ne s'en formalise pas outre mesure.

« J'étais très heureux que tout le monde se l'approprie. Si en politique on ne vaut pas une risée, on ne vaut pas grand-chose », rappelle-t-il.

À Sherbrooke, pas question pour M. Dauphin de se détacher de la bannière conservatrice non plus. Ce dernier admet toutefois qu'être conservateur au Québec représente une barrière supplémentaire à franchir.

« Ce que moi j'ai trouvé difficile depuis le début, ce ne sont pas les histoires de Duffy et compagnie, c'est l'attitude émotive qu'ont les gens vis-à-vis de cette campagne. Dire «je n'aime pas M. Harper donc je ne voterai pas pour vous», à mon avis c'est plus que ça cette élection, on parle de notre avenir économique qui est en jeu », explique l'ancien militaire.

« Une fois que la barrière est brisée, on peut commencer à discuter des sujets importants », ajoute-t-il.

Harper absent

Le chef Stephen Harper semble avoir ses comtés chouchous au Québec, lui qui a déjà visité son candidat Alain Rayes à deux reprises dans Richmond-Arthabaska, en plus de multiplier les séjours dans la région de Québec. Sa présence en Estrie est toutefois toujours attendue.

« Il y a 338 comtés au pays, M. Harper ne peut pas aller dans les 338 et M. Rayes est un homme politique déjà bien établi », rappelle M. Dauphin.

« M. Harper est très sollicité, mais ce que je peux vous dire, c'est que Sherbrooke est un comté prenable pour nous et qui a été ciblé. On est confiant que le jour de l'élection, on va causer une surprise québécoise », soutient M. Bernier, qui attend lui aussi un passage de son chef dans sa circonscription de Beauce.

Rien n'indique pour le moment que M. Harper fera un arrêt dans la région prochainement. Du moins, M. Dauphin n'a reçu aucune indication à cet effet. « C'est toujours décidé un peu à la dernière minute », mentionne-t-il.

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