Duceppe: «La campagne ne fait que débuter!»

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Gilles Duceppe

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(SHERBROOKE) Pour Gilles Duceppe, la campagne électorale ne fait que débuter. Et il a bien l'intention de reprendre les votes pris par le NPD en 2011. « Les gens ont vu que le NPD n'a rien foutu en quatre ans à Ottawa! »

De passage à La Tribune mardi, le chef du Bloc québécois a affirmé être confiant de voir un grand nombre de candidats bloquistes ravir leur circonscription.

« Je parlais au pêcheur en Gaspésie et aux Iles-de-la-Madeleine. L'exercice du métier de pêcheur selon les permis octroyés par Océan Canada ne sont pas les mêmes pour les Québécois et les pêcheurs des Maritimes. Le député néo-démocrate dit que ça n'a pas de sens, mais il n'en parle pas à Ottawa parce qu'il va nuire à ses collègues des Maritimes. Ferme ta boite, tu vas nuire à tes collègues! Nous on n'a pas ce problème-là et on passe notre temps à l'expliquer. J'ai confiance que ça va finir par passer », explique M. Duceppe, accompagné des candidates dans les circonscriptions de Sherbrooke et Compton-Stanstead, Caroline Bouchard et France Bonsant.

Interrogé sur les enjeux régionaux, M. Duceppe a nommé la sécurité ferroviaire ainsi que la gestion de l'offre.

« Il est primordial d'accroître la sécurité ferroviaire », affirme le chef bloquiste.

En accord avec la construction d'une voie de contournement, M. Duceppe croit cependant que de plus grands changements sont nécessaires.

« C'est complètement incompréhensible que les compagnies ferroviaires soient responsables des mesures de sécurité. C'est un conflit d'intérêts probant. De plus, les wagons DOT-111 doivent être retirés immédiatement, pas en 2025 comme dit le NPD. Ça prend un bon entretien des rails, l'abolition de l'autorégulation et des wagons de même type que les bateaux à double coque », estime-t-il.

À propos de la gestion de l'offre qui inquiète bon nombre d'agriculteurs de la région, M. Duceppe est catégorique : pas question de signer le Partenariat transpacifique s'il y a des pans de ce système qui tombent.

Un enjeu majeur

« Le ministre conservateur Denis Lebel dit qu'on ne peut pas se priver d'un marché de 800 millions de personnes. C'est bien beau de dire ça, mais est-ce que les partis peuvent dire s'ils ont l'intention d'accepter toute entente où des pans de la gestion de l'offre seraient affaiblis? Comment se fait-il que le Canada soit prêt à mettre la gestion de l'offre sur la table sans jamais parler des subventions données aux fermiers américains et européens? Ça coûte beaucoup plus cher que la gestion de l'offre ça. C'est un enjeu majeur », poursuit le chef bloquiste.

À ce sujet, M. Duceppe a reproché à son adversaire néo-démocrate Thomas Mulcair de tenir un double discours.

« En français, il dit qu'il ne sait pas et ne s'avance pas à propos de la gestion de l'offre alors qu'en anglais, il a dit que le Partenariat transpacifique était une situation de win-win-win », dénonce M. Mulcair.

« Et c'est la même chose en ce qui concerne les politiques d'austérité. Thomas Mulcair est pour l'austérité de Philippe Couillard, mais il est contre les mesures d'austérité d'Harper. Qu'on soit d'accord ou pas, je m'attends à ce qu'un politicien me dise ce qu'il pense dans les deux langues... c'est-à-dire la même chose. C'est la moindre des choses que l'on peut demander », souligne M. Duceppe, précisant trouver tout à fait illogique l'obsession du déficit zéro en période de récession.

« En 2008, en pleine crise économique, le gouvernement conservateur a fait un déficit de 53 milliards $ parce qu'il disait qu'en période de récession, ce n'est pas le temps d'amplifier la crise. Chercher l'explication », questionne-t-il.

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