Trio programmation, intelligence artificielle et musique

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Aujourd'hui, Vincent Berthiaume est travailleur autonome et complète un contrat de longue haleine en collaboration avec l'Université de Montréal.

COLLABORATION SPÉCIALE

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Noémie Verhoef

Vincent Berthiaume carbure à deux choses, la curiosité et la passion. La curiosité, il est tombé dedans quand il était petit. La passion, elle, est venue plus tard, lorsque les possibles envisageables l'ont fait converger vers la rarissime profession de luthier audionumérique. Cartographie d'un parcours universitaire sinueux défriché à bras par un gars qui ne manque pas de front.

Lorsque est arrivé le moment de choisir son programme d'études au collégial, Vincent a senti l'appel des sciences de la nature. Non pas tellement par amour particulier pour ses disciplines, mais parce qu'un DEC en sciences garde toutes les portes ouvertes. Et des portes, il commençait à peine à s'imaginer à quel point il y en aurait.

« Après avoir consulté un orienteur au cégep, je me suis inscrit au BAC en génie informatique à l'Université de Sherbrooke, commence Vincent. Ça a été quatre belles années et demie avec des stages rémunérés intéressants, mais plus j'avançais dans le programme, plus mon intérêt pour l'informatique se mutait en un intérêt plus spécifique pour l'intelligence artificielle (IA). »

Comme il ne fait jamais rien à moitié, Vincent s'est appliqué à terminer son BAC avec brio tout en faisant des recherches sur les domaines possibles qui le mèneraient à pousser ses connaissances en IA.

« Je tombais souvent sur des experts en IA qui étaient dans le domaine de la philosophie, mais ce n'était pas ce que je recherchais. Je voulais faire quelque chose de plus appliqué. Alors je me suis inscrit au doctorat en psychologie expérimentale à McGill », explique-t-il en soulignant que de se lancer dans un doctorat dans un domaine qui faisait usage d'une méthodologie qui lui était jusqu'ici étrangère, et ce, dans une langue d'adoption, n'a pas été de tout repos.

Son escapade dans le domaine des sciences cognitives a en outre permis à notre passionné de vivre l'un de ses plus grands rêves, celui d'aller étudier avec les experts reconnus mondialement oeuvrant entre les murs de la réputée université de Berkeley, en Californie.

« Ça a définitivement été parmi mes plus belles expériences, mais je me suis quand même rendu compte que ces gens-là étaient passionnés de leur domaine à un niveau que je ne pensais pas pouvoir un jour atteindre. Du moins, pas pour la psychologie. »

Retour aux sources

Vincent a donc entrepris de trouver la profession qui allait le faire vibrer vraiment. C'est alors qu'il s'est inscrit au postdoctorat en lutherie audionumérique à l'Université de Montréal.

« Les gens de ma génération se mettent beaucoup de pression pour trouver un métier qui les passionne vraiment, philosophe-t-il. Et s'il y a une chose qui m'a suivi à travers tout le reste, c'est la musique. J'ai donc décidé de jouer le tout pour le tout en sachant qu'il n'y a qu'une poignée de gens au Québec qui font ce métier, et donc que les débouchés ne sont pas garantis. »

Aujourd'hui, Vincent est travailleur autonome et complète présentement un contrat de longue haleine en collaboration avec l'Université de Montréal. Maintenant père de famille, la précarité qu'implique le travail autonome le fait parfois douter de sa vision idyllique du travail, mais Vincent se compte encore chanceux de pouvoir vivre d'une profession pour laquelle son intérêt ne s'essouffle pas.

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