Chaîne humaine en faveur de l'école publique

L'école primaire Sacré-Coeur de la CSRS est l'une... (Imacom, Julien Chamberland)

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L'école primaire Sacré-Coeur de la CSRS est l'une des écoles qui fera l'objet d'une chaîne humaine, mardi prochain, dans le cadre du mouvement « Le 1er septembre, je protège mon école publique ».

Imacom, Julien Chamberland

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(SHERBROOKE) Des écoles de la région seront l'objet d'une chaîne humaine, mardi prochain, dans le cadre du mouvement provincial «Le 1er septembre, je protège mon école publique».

Les professeurs Hélène Pigot de l'Université de Sherbrooke et Philippe Langlois du Cégep de Sherbrooke font partie des organisateurs d'un tel événement à l'école primaire Sacré-Coeur et l'école secondaire Montcalm. Les deux professeurs ont aussi des inquiétudes en tant que parents pour le milieu de l'éducation, touché par d'importantes compressions.

Hélène Pigot, ex-candidate pour Québec solidaire, se dit notamment inquiète pour les activités parascolaires, les enseignants devant composer entre autres avec le manque de ressources et une charge de plus en plus lourde sur leurs épaules. Elle craint que le contexte actuel ait des répercussions sur la motivation des enseignants, et plus largement sur la lutte au décrochage scolaire.

«Les élèves ont besoin d'avoir des activités vivantes dans lesquelles ils se ressourcent. Je vois des professeurs qui s'impliquent comme des fous», commente la mère de cinq enfants, dont une élève qui fréquente l'école secondaire Montcalm.

Elle souligne à quel point il est important, pour les écoles, de pouvoir proposer des milieux de vie stimulants afin de garder les jeunes à l'école. «Après, on va se retrouver avec des jeunes démotivés. Le décrochage scolaire, c'est vraiment important...» Elle souligne que les compressions dans le milieu scolaire s'accumulent alors que parallèlement, les efforts se sont intensifiés ces dernières années afin de faire diminuer le décrochage scolaire, notamment à la CSRS, où les résultats sont probants. Le taux de décrochage scolaire est passé de 38 % en 2003-2004 à 19,5 % en 2012-2013. De plus, le taux de décrochage n'a jamais été si bas en Estrie, avec un taux de 19 % en 2012-2013.

Mme Pigot souhaite que les parents soient nombreux à joindre le mouvement du 1er septembre. «Il faut que les parents comprennent comment on est en train de mettre à mal l'éducation. C'est l'avenir de l'éducation qui est en jeu.» Mme Pigot et Philippe Langlois signent une lettre publiée en page 14.

Les compressions, Hélène Pigot les vit aussi dans son milieu de travail, à l'Université de Sherbrooke. «J'aurais de beaux projets à faire, mais je ne peux pas les monter», déplore-t-elle en faisant allusion aux impacts des coupes.

Le Syndicat de l'enseignement de l'Estrie (SEE) songe à lancer un appel à ses membres pour qu'ils participent au mouvement, mais la décision n'est pas encore prise officiellement. Le comité de parents de la CSRS doit aussi se pencher sur la question. Les activités à Sacré-Coeur et à Montcalm se tiendront entre 8 h 30 et 9 h.

Les élèves des commissions scolaires des Sommets (CSS), des Hauts-Cantons (CSHC) et de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) retrouveront leurs camarades de classe et leurs professeurs jeudi. Les élèves de la Commission scolaire Eastern Townships (CSET) profitent quant à eux ces jours-ci de leurs dernières journées de congé et seront de retour à l'école le 31 août.

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