Une liste controversée de récupérateurs

«Comment la Ville peut-elle se permettre de faire... (Maxime Picard)

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«Comment la Ville peut-elle se permettre de faire de la promotion pour ces commerces dans ce domaine précis, alors qu'elle ne le fait pas nécessairement pour d'autres domaines?»

Maxime Picard

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Emanuelle Boutin-Gilbert
La Tribune

(SHERBROOKE) En voulant inviter les citoyens à récupérer les objets qui sont demeurés invendus après la saison des bric-à-brac, la patrouille verte de la Ville de Sherbrooke a fait parvenir une liste des endroits qui récupèrent les objets vieux ou déjà utilisés. Seul petit bémol aux yeux de certains citoyens : dans cette liste s'insèrent plusieurs entreprises privées qui retirent des profits de ces dons.

Après la saison des bric-à-brac, que peuvent faire les citoyens de tous les objets invendus plutôt que de les entreposer dans leur maison de nouveau jusqu'à ce que l'été suivant revienne? La Ville de Sherbrooke a trouvé la solution en encourageant la récupération de ces biens et en invitant les gens à les rapporter aux différents endroits de la ville qui récupèrent toutes sortes d'objets. Parmi ceux-là, des entreprises privées sont inscrites sur la liste au même titre que les organismes communautaires.

«C'est louable de dire aux gens de penser à des organismes qui récupèrent, et de dire : récupérons plutôt que d'envoyer ça aux sites d'enfouissement, mais entre dire rapporter des objets à une entreprise privée et dire de rapporter les objets à un organisme à but lucratif, il y a une différence. Comment la Ville peut-elle se permettre de faire de la promotion pour ces commerces dans ce domaine précis, alors qu'elle ne le fait pas nécessairement pour d'autres domaines? Les organismes à but non lucratif ne font pas ça pour faire de l'argent, ils font ça pour redonner», s'insurge Pierre Bédard, président du Comptoir familial de Sherbrooke.

«Pourquoi ne pas parler seulement d'organismes à but non lucratif qui redonnent à la communauté? C'est de la concurrence déloyale, de la publicité gratuite», poursuit l'homme du milieu communautaire.

À cette question bien réfléchie, la Ville a répondu que d'autres entreprises étaient suggérées en plus des organismes communautaires parce que ces organismes n'acceptent pas toujours tout le matériel qui leur est apporté. «Quand il y en a trop, ils n'acceptent pas tout. Alors, les gens doivent se tourner vers d'autres organismes et entreprises», a signifié le service des communications de la Ville de Sherbrooke.

«On n'invite pas les gens à acheter là, on les invite à récupérer», a ajouté la Ville. «On ne fait pas de discrimination, on a voulu donner toutes les options aux citoyens, selon l'endroit qu'ils habitent dans Sherbrooke et selon la proximité qu'ils ont avec les transports.»

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