La facture des étudiants augmentera cet automne

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La facture des étudiants de l'Université de Sherbrooke augmentera cet automne : l'UdeS espère ainsi récupérer une somme d'environ 2 M$.

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(SHERBROOKE) La facture des étudiants de l'Université de Sherbrooke augmentera cet automne : l'UdeS espère ainsi récupérer une somme d'environ 2 M$. Comme il s'agit de frais institutionnels non obligatoires (FINO), les étudiants auront toutefois la possibilité de ne pas payer ces frais. L'augmentation pourrait représenter une centaine de dollars par année.

La direction est en discussion avec la Fédération étudiante de l'UdeS (FEUS) et le REMDUS (Regroupement des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l'UdeS) depuis plusieurs semaines déjà. La hausse apparaîtra sur la facture des étudiants. Il reste maintenant à les informer clairement.

«Ce qu'on a expliqué aux associations étudiantes, c'est que ces fonds vont simplement permettre d'éviter qu'on en fasse encore moins», lance le recteur adjoint, Martin Buteau. Ils seront liés à deux volets : l'un technologique, et l'autre pour le soutien à la communauté étudiante. Les subventions accordées pour les technologies ne suivent pas les besoins, souligne-t-il.

La FEUS informera ses membres de la situation, tant sur les FINO que sur la façon d'éviter de payer ces frais.

Il n'est toutefois pas question pour la FEUS de faire campagne contre ces frais. La FEUS représente environ 14 000 étudiants de premier cycle.

«À la base, nous sommes contre toute hausse des droits de scolarité, mais en même temps, on comprend le contexte d'austérité et la situation budgétaire de l'Université. Il y a un contexte qui fait qu'elle doit augmenter les frais», commente le porte-parole de la FEUS, Armand Djavidi, tout en insistant sur la volonté de bien informer les étudiants sur le sujet.

L'augmentation sera variable d'un étudiant à l'autre, car une partie des frais sera liée au nombre de crédits des cours.

Les syndicats visés

La marge de manoeuvre de l'institution reposait sur les FINO, car l'indexation des frais institutionnels obligatoires (FIO) est encadrée par Québec.

Rappelons que l'UdeS a également fixé des cibles d'économies aux différents syndicats (une dizaine au sein de l'institution). Elle tente encore de récupérer plus de 8 M$ auprès d'eux.

Lors de l'adoption de son budget ce printemps, l'UdeS avait annoncé qu'elle devrait trouver minimalement 11 M$ pour atteindre l'équilibre budgétaire en 2015-2016. Elle avait ensuite appris qu'une compression additionnelle d'environ 4 M$ viendrait s'ajouter, à la suite du dernier budget provincial.

Or, l'UdeS a appris une nouvelle récemment qui lui permettra de souffler un peu. Québec permettra une certaine flexibilité dans l'utilisation du budget d'investissement, ce qui n'était pas le cas auparavant. «Ce qui est sous pression, c'est le budget de fonctionnement, note M. Buteau. Le gouvernement nous permettrait de prendre une partie du budget d'investissement pour payer par exemple des dépenses de matériel, de mobilier (...) En fonction de ça, ça va nous permettre de couvrir l'effet de la dernière compression.» Le principe a été accepté par Québec, mais les modalités restent à être établies. Québec limitera également ce qui pourra être puisé dans le budget d'investissement.

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