Encore des interrogations

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COLLABORATION SPÉCIALE ÉRIC BEAUPRÉ

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(DRUMMONDVILLE) Alors que la communauté drummondvilloise s'active pour venir en aide aux sinistrés de l'incendie mortel de l'avenue des Merisiers, le bureau du coroner confirmait hier l'identité de deux des trois victimes.

La poussière retombait peu à peu à Drummondville vendredi avec l'annonce des identités de deux des trois victimes du drame. Il s'agit de Marcel Roy et de Stéphane Vincent, respectivement âgé de 66 et 46 ans. L'identité du troisième corps, bien que hautement présumé par le bureau du coroner, demeure à être confirmée par des tests en laboratoire et sera révélée d'ici la fin du mois.

Entre-temps, les techniciens en scène d'incendie et les enquêteurs de la Sûreté du Québec (SQ) poursuivaient leur travail afin de déterminer la cause du brasier. Ceux-ci se sont longuement attardés au logement où le feu aurait semble-t-il éclaté, au deuxième étage de l'édifice. Les techniciens ont passé au peigne fin le four et ont retiré des décombres des chaudrons pour les utiliser comme pièces à conviction. La piste du feu de cuisson demeure étudiée attentivement : les techniciens se sont surtout affairés à confirmer ou infirmer cette thèse au cours de la journée.

Des résidents des alentours ont cependant émis des doutes quant à la véracité de cette information alors que des rumeurs circulaient voulant que l'incendie ait été provoqué par la transformation de substances illicites, une hypothèse que n'a jamais confirmée la SQ.

Une aide la Ville

La Ville de Drummondville avait convié vendredi avant-midi tous les sinistrés qu'elle avait pu contacter à une rencontre d'information à l'hôtel de ville.

« On voulait présenter aux gens toute la palette de services qui pouvait s'offrir à eux. Pour ceux qui avaient des besoins particuliers, des traumatismes par exemple, des rencontres individuelles étaient possibles avec les organismes », explique le directeur général de la Ville, Francis Adam.

Plusieurs sinistrés sont hébergés dans un hôtel jusqu'à dimanche. La Ville assure qu'elle évalue chaque cas individuellement et qu'elle a déjà amorcé ses démarches pour reloger les résidents, le bâtiment incendié étant une perte totale.

Les Drummondvillois généreux

À la friperie La Penderie, où tous les dons en vêtements et biens domestiques ont été redirigés, ce sont plus de 400 boîtes et sacs d'articles qui ont été entassés à l'intérieur dans le but de les distribuer gratuitement aux sinistrés aujourd'hui lors d'une brocante à l'extérieur de la boutique.

« Les sinistrés pourront se servir autant qu'ils le voudront, affirme la directrice générale de La Penderie, Joanne Morel. J'ai déjà vécu un feu alors je sais ce que c'est. J'espère que les gens vont se serrer les coudes pour les aider. »

Mme Morel avance que les articles de base comme les savons et les shampooings ainsi que les outils de cuisine sont les biens les plus rares pour le moment.

En parallèle, une collecte de fonds a été rapidement organisée par des stations radiophoniques locales. Andrée-Anne Blais, animatrice à Rouge FM, confirme que plus de 3600 $ ont été amassés et remis à la Croix-Rouge depuis hier.

« Les gens ont été tellement généreux, ils donnaient des 20 $, des 50 $ et ça allait jusqu'à des 100 $. J'étais même étonnée », confie-t-elle.

Les différentes collectes se poursuivent aujourd'hui et les gens sont invités à faire des dons en argent sur le site Internet de la Croix-Rouge, en vêtements et bien domestiques à La Penderie et en meubles à La Ressourcerie Transition.

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