Un trophée pour ensoleiller la journée

Léa-Maude Roy et sa mère Solange Dupont ont... (Imacom, Jessica Garneau)

Agrandir

Léa-Maude Roy et sa mère Solange Dupont ont passé un beau moment en compagnie de Jimmy Waite et de la coupe Stanley.

Imacom, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Léa-Maude Roy admet d'emblée qu'elle n'est pas la plus grande fanatique de hockey. Elle suit et encourage néanmoins le Canadien lorsqu'elle le peut, « même s'ils n'ont pas gagné depuis un petit bout ». Elle sait aussi qu'elle partage quelque chose avec nul autre que Mario Lemieux.

Tout comme le Magnifique, la jeune femme qui a en partie célébré ses 18 ans au CHUS-Fleurimont le 4 juillet dernier doit combattre un lymphome de Hodgkin, un cancer qui s'attaque à ses ganglions.

La visite de Jimmy Waite et de la coupe Stanley au CHUS, en matinée mercredi, s'est cependant avérée une seconde bonne nouvelle pour elle, puisqu'elle devrait subir un cinquième et dernier traitement de chimiothérapie depuis avril avant d'amorcer le processus qui mènera, on le souhaite, à sa rémission complète.

« C'est sûr que c'est quelque chose qu'on ne voit pas tous les jours. Ce n'est pas n'importe qui qui l'a vue, la coupe Stanley. Je suis très contente. Je l'ai touchée avant P.K. Subban, donc je suis quand même fière! » relate Léa-Maude tout en affichant un sourire qui ferait certainement rougir le 66 et le 76.

Au-delà de la présence plutôt froide du mythique trophée argenté, c'est la chaleur humaine déployée avec l'arrivée de Jimmy Waite qui a particulièrement touché la Sherbrookoise et sa mère, Solange Dupont.

« On a beau avoir des télés ou des petites choses à faire à l'occasion, le fait que des gens passent nous voir, ça nous fait vraiment du bien et vraiment plaisir », indique Léa-Maude Roy.

« Ça met un baume sur ce que les jeunes vivent en ce moment et ça ensoleille leur journée d'avoir une activité de prestige et c'est une très bonne idée », soutient Mme Dupont.

Il fallait voir les visages illuminés des enfants en séjour au département de pédiatrie pour comprendre que le terme « ensoleiller » employé par Mme Dupont n'était aucunement exagéré. À ce chapitre, Jimmy Waite a certainement remporté l'une de ses plus belles victoires.

« Le but, c'était d'apporter des sourires sur le visage des jeunes qui passent beaucoup de temps à l'hôpital. Ça amène de la fraîcheur et de voir la coupe Stanley en personne, je suis certain que ça leur a donné le même sentiment que moi j'ai ressenti lorsque je l'ai vue la première fois. C'est vraiment un effet wow». L'avoir en face de soi quand t'es habitué de la voir seulement à la télévision, c'est spécial. »

En tant que père de deux fils, Brendan et Matthew, Jimmy Waite s'estimait également chanceux qu'ils soient tous deux en bonne santé.

« C'est là qu'on voit que la santé il faut la chérir et je remercie Dieu que mes deux enfants soient en aussi bonne santé. J'espère que ces enfants vont guérir, parce que des enfants atteints d'un cancer, c'est quelque chose qui ne devrait pas arriver. »

En outre, il n'y a pas que le coeur des enfants qui a pu s'exciter de la présence du trophée de lord Stanley. Dès son entrée au CHUS jusqu'à sa sortie, Jimmy Waite a également regaillardi bon nombre d'adultes dont l'âme rajeunissait considérablement à la vue du précieux trophée.

« Il y a même une madame qui pleurait quasiment à l'entrée après lui avoir touché, mentionne Waite. La coupe Stanley, ça rend quasiment le monde fou. À Chicago, tout le monde se ruait sur la coupe. C'est un trophée prestigieux et captivant qui a tellement d'histoire, il est emblématique du hockey et c'est un moment spécial pour tout le monde de le contempler. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer