Il lutte pour rendre le Québec accessible

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Lorsqu'il étudiait à Sherbrooke, Kéven Breton dénonçait notamment dans La Nouvelle et dans Le Collectif les problèmes d'accessibilité de la ville. Maintenant installé à Montréal, il continue de le faire, entre autres en pilotant avec Portraits de Montréal le projet d'exposition virtuelle À la porte.

Portraits de Montréal

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(Sherbrooke) Après avoir étudié à l'Université de Sherbrooke et grandi en Beauce, Kéven Breton est allé s'installer à Montréal. Des trois régions où il a habité, il s'agit évidemment - densité oblige - de celle où celui qui se déplace en fauteuil roulant a le plus accès au transport en commun.

Cependant, les options disponibles sont loin d'être suffisantes, souligne-t-il. «Montréal est la meilleure des trois villes, mais je préfère comparer avec le meilleur qu'avec le pire. Londres ou Montpellier sont des villes véritablement accessibles», dit-il.

C'est pour que des villes du Québec puissent être un jour parmi ces «meilleurs» et pour que la mobilité soit possible pour tous que Kéven Breton lutte constamment pour l'accessibilité. À Sherbrooke, il dénonçait notamment dans La Nouvelle et dans Le Collectif les problèmes d'accessibilité de la ville. À Montréal, il continue de le faire sur Urbania, et a même mené avec les deux photographes derrière Portraits de Montréal un projet sur la (non) accessibilité du métro de Montréal nommé À la porte.

Le résultat? Un site web qui affiche une carte du métro de Montréal. Il suffit de cliquer sur n'importe quelle station pour découvrir la photo et l'histoire de quelqu'un qui y vit un problème d'accessibilité, qu'il s'agisse de quelqu'un en fauteuil roulant, avec un problème de vision ou même une poussette.

«On a envoyé dans la savane de l'inaccessibilité deux paires d'yeux qui ne connaissaient rien à ce monde. Ces photographes n'avaient pas une vision déjà teintée de l'accessibilité», relatait lors du lancement du site le diplômé en communication de l'UdeS, qui se réjouit du résultat.

À la station Jarry, c'est lui-même qu'on retrouve, nous expliquant que seulement quelques stations sont accessibles dans le métro de Montréal, et racontant son expérience de voyage à Londres. «C'est un feeling que les gens tiennent pour acquis, mais pouvoir se promener sur une carte, c'est un sentiment de liberté assez fort», peut-on lire.

La King en fauteuil roulant?

Avec ses innombrables côtes, la ville de Sherbrooke présente une réalité géographique qui n'est pas particulièrement aidante en termes d'accessibilité. «Je n'ai jamais vu une personne en fauteuil roulant descendre la King seule!» remarque d'ailleurs Kéven. «Ce n'est pas la faute de la municipalité, mais ça fait en sorte qu'ils devraient déployer plus de forces en termes de mobilité», souligne-t-il toutefois.

Le campus universitaire n'est pas un exemple brillant d'accessibilité non plus - «on s'entend, on l'appelle colline universitaire!» -, bien que des améliorations y aient été apportées récemment.

Parmi les suggestions de Kéven se retrouvent les incitatifs financiers pour les commerces qui souhaitent effectuer des travaux d'accessibilité. À Victoriaville, par exemple, la municipalité rembourse jusqu'à 50 % du coût des travaux d'accessibilité, jusqu'à un montant maximum de 4000 $.

On peut visiter l'exposition virtuelle sur l'accessibilité et le métro sur le site www.alaporte.org/. Les visiteurs y sont également invités à signer une pétition demandant au gouvernement de passer une loi-cadre sur l'accessibilité universelle.

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