Raif Badawi: l'Arabie saoudite condamne toute critique

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Agence France-Presse
RIYAD

L'Arabie saoudite a rejeté jeudi toute critique et toute ingérence étrangère dans l'affaire du blogueur Raif Badawi, dont la condamnation à 10 ans de prison et 1000 coups de fouet pour «insulte à l'islam» a été confirmée par la Cour suprême.

Le royaume a exprimé «son incrédulité et sa condamnation» face aux critiques étrangères sur «le cas du citoyen saoudien Raif Badawi», a indiqué l'agence officielle SPA, citant une source officielle au ministère des Affaires étrangères.

La justice en Arabie saoudite «jouit de l'indépendance et le royaume n'accepte aucune ingérence (dans son système) et ses affaires internes d'une quelconque partie», a ajouté cette source officielle saoudienne.

Mardi, la ministre suédoise des Affaires étrangères Margot Wallström, qui avait provoqué une crise diplomatique avec Riyad en mars à propos des droits de l'homme, a de nouveau accusé l'Arabie saoudite d'user d'une «méthode moyenâgeuse» en ayant recours à la flagellation.

La veille, les États-Unis avaient appelé Riyad à «annuler» la «punition brutale» contre Raif Badawi, tandis que l'Union européenne avait qualifié ce châtiment d'«inacceptable» et «contraire à la dignité humaine».

Raif Badawi, 31 ans, avait été condamné en 2014 à 10 ans de prison et à 1000 coups de fouet (50 par semaine pendant 20 semaines) pour «insulte à l'islam».

Il avait subi une première séance de flagellation le 9 janvier, mais les séances suivantes avaient été repoussées, d'abord pour des raisons de santé, puis pour des motifs non précisés.

Après la confirmation dimanche de sa condamnation par la Cour suprême, l'épouse du blogueur et des organisations de défense des droits de l'homme ont déclaré redouter que les séances de flagellation ne reprennent rapidement.

Animateur du site internet Liberal Saudi Network et lauréat 2014 du prix Reporters sans frontières (RSF) pour la liberté de la presse, Raif Badawi est emprisonné depuis 2012.

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