Politique d'austérité: un passage obligé, selon Charest

Jean Charest et Philippe Couillard... (Archives La Presse)

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Jean Charest et Philippe Couillard

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Alexandre Faille
La Tribune

(SHERBROOKE) Le premier ministre Philippe Couillard a un appui de taille en ce qui concerne son plan de redressement des finances publiques, celui de son prédécesseur Jean Charest.

S'il n'est plus engagé dans la vie politique depuis son départ de la chefferie du Parti libéral en 2012, Jean Charest continue de suivre l'actualité avec intérêt. Présentement à Paris où il est l'un des invités de l'entrée officielle de Dany Laferrière à l'Académie française, M. Charest a souligné que le retour à l'équilibre budgétaire visé par le gouvernement Couillard depuis son arrivée au pouvoir est nécessaire.

« M. Couillard fait le nécessaire, il fait ce qui doit être fait, ce sont des décisions difficiles à prendre, mais qui doivent être prises quand on regarde la démographie du Québec si on veut offrir un meilleur avenir aux prochaines générations, a-t-il commenté. Je pense que de toute façon la population appuie ces mesures. »

Le soutien de l'ancien premier ministre se prolonge même jusqu'à la nouvelle mouture du Plan Nord, grand chantier que M. Charest avait ambitieusement livré en 2011 et qui comportait des investissements de 80 milliards $. Le nouveau projet soumis par Philippe Couillard il y a environ un mois, beaucoup plus modeste, prévoit des investissements de 50 milliards $, un changement qui ne l'étonne pas.

« La situation a bien évolué depuis 2011, a indiqué M. Charest. Le gouvernement a bien fait de réajuster le tir. »

Des dépenses justifiées

Le nom de Jean Charest a également fait les manchettes récemment pour ses dépenses aux frais de l'État de l'ordre de 368 566 $ en vertu de privilèges offerts aux anciens premiers ministres du Québec. Un régime qui fera l'objet d'une réforme par Philippe Couillard qui a dit vouloir « ramener ça à un niveau plus raisonnable ».

M. Charest croit-il qu'il a été déraisonnable?

« Bernard Landry a écrit là-dessus et je crois que ça va dans le sens de ce que je pense. C'est une coutume qui était déjà bien établie », répond-il.

M. Landry avait mentionné que « les anciens premiers ministres devraient être mieux traités et plus longtemps » en raison du nombre élevé de responsabilités qui suivent le mandat.

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