Enfants dans des sectes: vaut mieux opter pour l'approche douce

Les jeunes vivant dans ces communautés isolées, comme des sectes, doivent alors... (Archives La Presse)

Agrandir

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Les jeunes vivant dans ces communautés isolées, comme des sectes, doivent alors être protégés, mais l'intervention en milieu sectaire est ardue et beaucoup plus complexe qu'on peut l'imaginer.

Lorraine Derocher... (Imacom, Julien Chamberland) - image 1.0

Agrandir

Lorraine Derocher

Imacom, Julien Chamberland

C'est la conclusion d'une étude menée par Lorraine Derocher, chargée de cours à la Faculté des lettres et sciences humaines et à la Faculté de théologie et d'études religieuses de l'Université de Sherbrooke.

Les sectes fermées peuvent constituer un environnement où des enfants subissent de mauvais traitements qui sont justifiés par une idéologie religieuse. On n'a qu'à penser à Jonestown en 1978, quand 918 membres d'une secte sont morts dans un suicide forcé. À la tragédie de Waco, où 82 membres d'une secte, dont 21 enfants, sont décédés dans un incendie après un siège de 51 jours en 1993.

« Ce genre d'événement est parfois suscité par un processus d'intervention de l'État qui s'est mal terminé. Ça m'interpelait, et c'est la raison pour laquelle j'ai pensé que les intervenants avaient besoin d'éclairage sur le sujet », dit Mme Derocher.

Pour éviter de nouvelles tragédies, elle a élaboré un modèle d'intervention dont plusieurs intervenants pourraient s'inspirer, selon la spécialiste qui prône l'approche douce. « Le mieux est d'intervenir directement auprès des parents, quand c'est possible. C'est surprenant comme certains d'entre eux peuvent collaborer même s'ils sont parties prenantes », affirme-t-elle.

Pour développer son modèle d'intervention, la chercheuse a mené plusieurs entrevues auprès de professionnels, d'adultes qui étaient enfants au moment des interventions et de parents qui font l'objet des mêmes interventions, affirme un communiqué de presse.

« Mon but était de me faire raconter la même histoire à partir de trois angles : celui des parents qui étaient à l'intérieur de la secte, celui des intervenants qui voulaient protéger les enfants et celui, bien entendu, des enfants », dit-elle.

Ces données sont au coeur de l'ouvrage qu'elle vient de publier aux Presses de l'Université du Québec, Intervenir auprès des sectes religieuses en protection de la jeunesse - Un défi.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer