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Les consommateurs pas prêts à faire leur épicerie sur Internet, selon Metro

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

En dépit d'une utilisation de plus en plus accrue d'Internet à des fins publicitaires, le jour où la majorité des consommateurs feront leur épicerie en ligne est encore loin, selon le président et chef de la direction de Metro.

Questionné par les analystes lors d'une conférence destinée aux investisseurs, Éric La Flèche a estimé mercredi que l'achat de produits d'épicerie sur le Web était «minimal» pour le moment au pays.

«La demande pour cela n'est pas là actuellement, a-t-il analysé. Nous serons prêts à nous lancer lorsque le moment sera propice. Nous avons déjà investi avec succès dans (diverses) plateformes en ligne.»

M. La Flèche a néanmoins ajouté que certaines expériences tentées dans d'autres pays - qu'il n'a pas nommés - dont la démographie est similaire à celle du Canada ont démontré qu'il y avait un potentiel à long terme.

«C'est arrivé ailleurs, dans des marchés plus urbains que le Canada, a dit le patron de Metro. C'est un dossier que nous suivons de près.»

L'entreprise québécoise n'offre pas cette option sur son site Web, mais elle est notamment disponible du côté de la chaîne de supermarchés IGA, où il est possible d'aller chercher son épicerie ou de la faire livrer.

Du côté de Loblaw (TSX:L), il est possible d'acheter des articles en ligne, mais les trois points de cueillette se trouvent, pour le moment, dans la région de Toronto. L'entreprise avait cependant dévoilé son intention, en mars, d'investir dans le commerce électronique.

À moyen terme, le dirigeant de Metro (TSX:MRU) a estimé que les avancées technologiques en ce qui a trait à la publicité pourraient avoir certains effets sur la circulaire papier, sans toutefois signer son arrêt de mort.

Si les épiciers vont continuer à avoir recours aux circulaires pour attirer les consommateurs, M. La Flèche a indiqué que le nombre de pages pourrait diminuer et que la distribution dans certains secteurs pourrait être réduite.

«Je ne vois pas le jour où les circulaires vont disparaître, a-t-il estimé. J'espère que le nombre de pages va diminuer, parce que nous avons beaucoup investi dans (la publicité) numérique.»

À l'instar des autres grandes chaînes d'alimentation au pays, Metro a dépensé des sommes considérables dans différentes technologies au cours des dernières années afin de fidéliser sa clientèle.

En plus d'une application mobile, l'épicier s'est associé avec la firme britannique Dunnhumby, spécialisée dans le forage de données de consommation, afin de mettre sur pied son programme de fidélisation.

Cette initiative propose entre autres des promotions et publicités spécialisées, des recettes ainsi que des façons visant à réduire le temps passé à faire une liste d'achats.

Cela a permis à la société de s'attarder aux habitudes de ses clients et d'ajuster ses diverses promotions, ce qui n'empêche pas la circulaire papier de continuer à jouer un rôle important du côté de la publicité.

«Les circulaires sont disponibles (en version électronique) sur plusieurs sites, a rappelé le vice-président marketing et communications de Metro, Marc Giroux. Plus de 65 pour cent des consommateurs consultent les circulaires en ligne avant de se rendre en magasin.»

Pour le moment, selon M. Giroux, les consommateurs désirent qu'il soit facile de dénicher des promotions afin de savoir combien ils peuvent économiser tout en ayant une idée de leur menu pour la semaine.

La journée destinée aux investisseurs - qui se déroulait à Toronto - était la première du genre organisée par Metro depuis 2011.

L'épicier - qui compte plus de 65 000 employés - exploite plus de 600 magasins au Québec ainsi qu'en Ontario sous les bannières Metro, Metro Plus, Super C et Food Basics, en plus de 250 pharmacies, principalement sous les bannières Brunet, The Pharmacy et Drug Basics.

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