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La CSQ craint la suppression de 250 postes de professionnels de l'éducation

Les professionnels de l'éducation syndiqués à la CSQ affirment que dans les 69... (Archives La Presse)

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

Les professionnels de l'éducation syndiqués à la CSQ affirment que dans les 69 commissions scolaires où leur fédération syndicale a des membres, 250 postes de professionnels seront supprimés, comme des psychologues, des orthophonistes, des conseillers en orientation et autres.

Cela signifie 8715 heures de services en moins pour les élèves par semaine, a affirmé mardi Johanne Pomerleau, présidente de la Fédération des professionnels de l'éducation, affiliée à la Centrale des syndicats du Québec, au cours d'une rencontre avec la presse à Montréal.

L'organisation syndicale a plaidé auprès du ministre de l'Éducation, François Blais, pour qu'il intervienne et empêche que ces compressions budgétaires entraînent ainsi des réductions de services directs aux élèves.

«Le budget qui est sorti le 26 mars dernier était encore pire que ce qu'on avait prévu, puisqu'on parle plutôt de 350 millions $ (de compressions budgétaires). Mais la question n'est pas de savoir si c'est 200 ou 350 millions $, le problème c'est que le réseau de l'éducation n'est plus capable d'absorber de nouvelles compressions et qu'on ne peut plus prétendre que ces compressions se font sans toucher les services aux élèves», s'est exclamée Mme Pomerleau.

Elle souligne d'ailleurs qu'il s'agit de 250 équivalents de postes à temps complet, ce qui signifie qu'un plus grand nombre d'employés seront touchés, puisqu'ils ne travaillent pas tous à temps plein.

«On parle de bibliothécaires, de conseillers pédagogiques, de conseillers en orientation, d'animateurs à la vie spirituelle et à l'engagement communautaire, de psychoéducateurs, de psychologues, d'orthophonistes, d'orthopédagogues. On coupe dans des services directs aux élèves, des services qui sont déjà insuffisants pour répondre à la demande», a déploré Mme Pomerleau.

Toutes les régions ne sont pas également touchées, puisque toutes les commissions scolaires n'ont pas fait les mêmes choix de compressions. Mme Pomerleau évoque des proportions de l'ordre de 15 pour cent des effectifs dans le Bas Saint-Laurent, de 12 pour cent dans la Haute Côte-Nord, de 8 pour cent au Lac Saint-Jean et de 7 pour cent en Abitibi-Témiscamingue.

À la Commission scolaire de Montréal, le président du syndicat des professionnels, Michel Mayrand, parle carrément de réductions de services «jamais vues par le passé» et ajoute que «c'est une coupe à blanc historique qui représente 10 pour cent des effectifs».

Josée Lajoie, psychologue en milieu scolaire, voit «une forme d'incohérence» dans le fait que le ministère impose aux commissions scolaires de telles compressions de budget qui frappent les services d'aide aux élèves et, du même souffle, adopte des politiques contre le décrochage scolaire et contre l'intimidation. Or, les jeunes susceptibles de décrocher ont souvent besoin d'aide, tout comme les victimes d'intimidation.

Avec ces dernières suppressions de postes, Mme Lajoie prévoit «des délais qui vont augmenter» pour obtenir des services et des élèves ayant des problèmes moins urgents qui vont devoir être mis de côté pour se concentrer sur les cas les plus urgents.

La Fédération des professionnels de l'éducation de la CSQ représente 7200 membres, répartis dans 19 syndicats.

Le ministre de l'Éducation, de son côté, a déjà affirmé que ce ne sont pas 350 millions $ de coupes qui étaient imposées, mais plutôt 200 millions $. Et ces coupes sont semblables à celles de l'année scolaire précédente, avait-il ajouté.

De même, le ministre avait dit croire qu'il était possible de restreindre les budgets en comprimant les dépenses administratives dans les commissions scolaires plutôt que de réduire les services directs aux élèves. Il avait entre autres suggéré des fusions et des échanges de services entre des commissions scolaires.

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