Élection de PKP : une nouvelle dynamique

Les deux candidats défaits à la direction Martine... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

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Les deux candidats défaits à la direction Martine Ouellet et Alexandre Cloutier se sont ralliés derrière leur nouveau chef Pierre Karl Péladeau (à gauche) vendredi soir.

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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Emanuelle Boutin-Gilbert
La Tribune

(SHERBROOKE) Même si Pierre Karl Péladeau est bien en selle à la tête de son parti avec 57,6 pour cent des voix, le professeur de sciences politiques Antonin-Xavier Fournier se montre surpris des résultats.

«J'avais entendu dire autour de moi que M. Péladeau n'avait pas été bon lors des débats, qu'il avait été hautain et grossier. Je n'avais donc pas de grandes attentes et je l'ai trouvé assez bon.» Il ajoute qu'il s'attendait à voir un vote plus fort pour Martine Ouellet et un vote plus faible pour Alexandre Cloutier.

Selon lui, la course s'est bien déroulée jusqu'au bout. «Il n'y a pas eu de luttes intestines et les résultats démontrent bien que la démocratie est toujours vivante au sein du parti.»

Antonin-Xavier Fournier est cependant déçu qu'il y ait eu peu de débats d'idées. «Il se pourrait que ce soit un danger pour le parti, car ça pourrait confirmer qu'il s'agit d'un parti traditionnel qui vieillit mal, plus qu'un parti d'idées», suppose-t-il.

M. Fournier rappelle que le défi du parti reste immense, car selon lui, ce n'est pas un parti qui est en diapason avec le public. Il dit toutefois qu'il est envisageable que M. Péladeau soit la personne qui sera en mesure de mobiliser la population derrière le parti. Selon lui, l'un des grands chantiers qu'il devra affronter sera certainement celui des jeunes.

Il souligne que le nouveau chef du parti «n'est pas un politicien, qu'il y a de la franchise dans sa démarche.» Le professeur de sciences politiques va plus loin, «c'est un personnage qui détonne, il est synonyme de changements... Il apporte de la conviction au parti, car il semble vouloir aborder la question de l'indépendance de manière frontale», affirme-t-il. «Il devra livrer la marchandise» commente-t-il.

Il termine en disant que même si c'est très difficile de se prononcer et de se projeter dans un avenir de trois ans, lors des prochaines élections, il est possible que M. Péladeau soit cet homme qui change la dynamique politique instaurée par le Parti libéral du Québec, offrant ainsi une alternative crédible et portant un projet emballant pour la société dynamique qu'est celle du Québec.

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