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Une campagne de la CSQ contre l'austérité du gouvernement Couillard

Louise Chabot, présidente de la CSQ.... (Archives, La Tribune)

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Louise Chabot, présidente de la CSQ.

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Emanuelle Boutin-Gilbert
La Tribune

(SHERBROOKE) La tenue du Conseil général de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) est l'occasion de faire le point sur l'austérité en Estrie et de sensibiliser la population aux effets de telles coupures.

Louise Chabot, présidente de la CSQ et plusieurs représentants d'organisations syndicales en région se réunissent cette semaine, pendant trois jours, afin de discuter des impacts des coupures inscrites dans le budget du gouvernement libéral en région. Trois cents délégués profiteront de l'occasion pour rejoindre les citoyens de l'Estrie en distribuant des brochures informatives et en échangeant sur le sujet dans les rues de Sherbrooke.

« Les politiques d'austérité ne sont pas le remède miracle à la relance économique, » énonce d'entrée de jeu Mme Chabot. Elle ajoute que le gouvernement n'a pas expliqué ce qu'impliquait l'équilibre budgétaire. « Nous ne sommes pas d'accord avec les moyens utilisés et la façon de le faire », dit la présidente de la Centrale des syndicats du Québec.

Concrètement, les mesures d'austérité en Estrie se traduisent de différentes façons. « Ça touche les services à la population. » dit la présidente de la CSQ. « Notre système prône l'accessibilité, la gratuité et l'universalité afin de maintenir l'égalité et l'équilibre. Est-ce que les gens sont prêts à laisser aller comme ça toutes les années qu'on a passées à construire cette société», questionne Mme Chabot.

Par exemple, le Collège Champlain devra assumer près de 1,4 million de dollars de réduction budgétaire sur ses trois campus dont 300 000 à 400 000 $ pour le campus de Lennoxville. Les deux autres campus sont à Saint-Lambert et à Sainte-Foy. Le Cégep de Sherbrooke anticipe, quant à lui, un million de dollars de compressions. L'Université de Sherbrooke sera elle aussi touchée.

M. André Poulin, président du Syndicat des chargées et chargés de cours de l'UdeS (SCCCUS), évoque que des coupures semblables diminuent la qualité et le nombre des recherches qui sont menées au sein des institutions, que ça a un impact sur l'enseignement et l'encadrement donnés aux étudiants. «C'est facile de perdre une expertise, mais c'est très difficile de la reconstruire une fois que les infrastructures sont disparues.»

Madame Louise Chabot souligne que « c'est possible de faire autrement, sans que ça touche notre condition de citoyen». Elle termine en disant qu'elle espère que la population de Sherbrooke entendra ce que la CSQ a à lui dire.

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