Dépenses dans les villes: Sherbrooke prend le 3e rang

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Sherbrooke se distingue aussi parce que les salaires de ses cols bleus et de ses employés municipaux sont les plus bas parmi les villes de 100 000 habitants ou plus.

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(SHERBROOKE) La Ville de Sherbrooke occupe le troisième rang parmi les municipalités de 100 000 habitants et plus en matière de dépenses. Selon les données compilées par le Centre sur la productivité et la prospérité HEC Montréal, Sherbrooke dépense en moyenne 8,4 % de moins que les villes de taille semblable.

La comparaison avec des villes comme Montréal et Québec, qui dépensent beaucoup plus que les autres en raison de leur taille, avantage toutefois Sherbrooke, qui n'est devancée que par Trois-Rivières et Lévis. Sherbrooke vient au premier rang en ce qui concerne les dépenses totales par habitant, avec un résultat de 1504,63 $.

Pour une troisième année, le Centre sur la productivité a compilé les données financières que les 1110 villes québécoises transmettent chaque année au ministère des Affaires municipales. Ces données colligées ont permis aux chercheurs d'établir un palmarès des municipalités pour l'exercice financier 2013.

Robert Gagné, directeur du Centre sur la productivité et la prospérité HEC, constate que « la croissance de la masse salariale a expliqué 48 % de la croissance des dépenses de l'ensemble des municipalités du Québec entre 2009 et 2013. En 2013, la rémunération représentait 37 % de l'ensemble des dépenses des municipalités ».

« C'est la 3e édition, mais nous disposons maintenant d'une série complète de données sur cinq ans.

La fiabilité dépend de la qualité des rapports financiers et de gestion qui sont transmis par les municipalités au gouvernement. On constate notamment que les salaires sont un poste de dépenses qui met beaucoup de pression sur les finances municipales, notamment à cause de la situation des régimes de retraite. Oui, les maires posent le bon diagnostic quand ils ciblent les régimes de retraite comme une source importante de dépenses, mais ils ne donnent que l'explication qui fait leur affaire. Ils oublient de dire qu'ils ont pris des congés de cotisation pendant les bonnes années », commente-t-il.

M. Gagné constate aussi que la part du budget consacré aux dépenses d'administration a bondi dans plusieurs municipalités. «Parmi les tendances, on note que les dépenses des municipalités augmentent plus vite que l'inflation et que les dépenses du gouvernement provincial. On réalise aussi que les dépenses en administration occupent une bonne part du budget. Pourquoi les dépenses d'administration augmentent plus vite que les autres? Parce que la bureaucratie s'est développée. On pourrait déduire que le nombre de chefs augmente plus vite que le nombre d'indiens et les salaires dans l'administration sont en général plus importants...»

Drummondville en tête

Dans la catégorie des villes de taille moyenne, qui semblent toujours être celles présentant les meilleures statistiques, Drummondville remporte la palme pour une troisième fois grâce à des dépenses en moyenne 16,6 % moins élevées que les autres villes. Les dépenses municipales moyennes par habitant s'élèvent à 1244,30 $.

« Les municipalités moyennes ont le meilleur des deux mondes : une masse critique intéressante pour offrir des services sans les désavantages des grosses villes », constate M. Gagné.

Entre autres, Sherbrooke se démarque toujours en matière de déneigement, où elle figure au premier rang malgré une augmentation des dépenses de 9 %. Magog et Thetford Mines ont pour leur part réussi à réduire ces dépenses au cours des cinq dernières années, respectivement de 4 et 5 %.

Le bond le plus spectaculaire fait état de dépenses de 19 % plus élevées en voirie à Sherbrooke, toujours en cinq ans, domaine où la Ville se classe en milieu de peloton. À noter qu'elle a néanmoins réussi à réduire ses dépenses pour la distribution de l'eau potable et la collecte des matières recyclables.

Sherbrooke se distingue aussi parce que les salaires de ses cols bleus et de ses employés municipaux sont les plus bas parmi les villes de 100 000 habitants ou plus.

Au premier coup d'oeil, Thetford Mines parvient quant à elle à limiter la hausse de ses dépenses à un faible pourcentage, à l'exception du coût du traitement de l'eau potable (18,4 %) et du coût de la collecte des matières recyclables (9,3 %).

Saint-Isidore-de-Clifton première de classe

Dans l'ensemble de la région administrative de l'Estrie, le classement général place à nouveau Saint-Isidore-de-Clifton au premier rang, avec des dépenses en moyenne 41,7 % moins élevées que les autres. Suivent dans l'ordre Dixville et Martinville. À l'autre bout du spectre, les municipalités de Wotton, North Hatley et le Canton de Stanstead ferment la marche. Le Canton de Stanstead dépenserait en moyenne 81,7 % de plus que les villes de taille comparable.

Quant à Magog, elle dépense 1,4 % moins que les autres en moyenne, tandis que Victoriaville présente des déboursés 6,9 % sous la moyenne. À Thetford Mines, cette proportion, également sous la moyenne provinciale, se chiffre à 5,9 %.

Les citoyens intéressés peuvent consulter toutes les données compilées par le Centre de productivité à l'adresse suivante :http://www.lapresse.ca/multimedias/201505/11/01-4868812-palmares-des-municipalites-la-presse-hec-2015.php

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