Aéroport de Sherbrooke: la motion de Dusseault fait l'unanimité

L'aéroport de Sherbrooke s'approche d'une forme de désignation qui lui... (Archives La Tribune)

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(Sherbrooke) L'aéroport de Sherbrooke s'approche d'une forme de désignation qui lui permettrait d'obtenir des contrôles de sûreté de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA). Les élus de la Chambre des communes ont voté à l'unanimité pour la motion M-553 déposée par le député Pierre-Luc Dusseault pour presser le gouvernement d'établir un mécanisme qui permettra le contrôle de la sécurité dans les aéroports non désignés, notamment à Sherbrooke.

« Nous sommes si près d'avoir enfin un aéroport fonctionnel à Sherbrooke. Maintenant que nous avons l'appui clair de la Chambre des communes, la balle est dans le camp de la ministre des Transports qui a l'obligation de livrer les mesures tant attendues par les Sherbrookois », a souligné Pierre-Luc Dusseault par voie de communiqué.

« Je pense que ma motion permettra enfin de faire aboutir ce dossier. Je m'attends maintenant à ce que ce dossier se règle avant l'élection d'octobre 2015. »

À la Ville de Sherbrooke, le président de la Corporation de développement de l'aéroport, Julien Lachance, se réjouissait de cette nouvelle même s'il se gardait de célébrer. « C'est une bonne nouvelle, mais ça ne nous donne pas une désignation d'emblée. Il reste du travail à faire. Au moins, tout le monde s'accorde pour dire qu'il faut bouger. Il reste à voir comment on pourra faire débloquer les choses. Concrètement, il arrive quoi maintenant? Quand pouvons-nous profiter d'un mécanisme de contrôle? »

Selon M. Lachance, une fois tous les mécanismes établis, il sera « assez facile de s'entendre avec une compagnie d'aviation, parce que dans le passé, c'est ce qui avait bloqué ».

La mise en place des mesures de sécurité de l'ACSTA est à ce point importante que Julien Lachance estime qu'il faudrait environ trois mois, après la confirmation des mesures de sûreté, pour qu'une annonce soit effectuée concernant des vols potentiels. « Je crois qu'à l'intérieur de trois mois, nous serions capables de négocier avec une compagnie aérienne et d'annoncer ce qu'il en est. Il est certain que ça dépendrait des compagnies aériennes et de la nature des tractations. »

Comment M. Lachance explique-t-il cette soudaine unanimité dans le dossier des aéroports? « On a l'impression que c'est parce que les élections s'en viennent... On peut se poser la question à savoir pourquoi ç'a été si long. »

Julien Lachance réitère que Sherbrooke fera valoir son intérêt pour être l'objet d'un projet-pilote de manière à mettre les mécanismes de sûreté en application rapidement. « Nous avons déjà démontré notre intérêt auprès du ministère des Transports et de la ministre Lisa Raitt, mais nous leur rappellerons. »

Parallèlement, les discussions avec des compagnies aériennes américaines pour des vols en direction de Boston ou de Burlington ont toujours cours. « Mais il n'y aura rien de concret en 2015, même si les discussions se déroulent bien. »

La Corporation de développement de l'aéroport, qui deviendra le seul gestionnaire de l'établissement, cherche par ailleurs à embaucher un directeur général. Les entrevues des candidats retenus se dérouleront d'ici deux semaines et le directeur général devrait entrer en poste en juillet.

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