Des Estriens prêtent main-forte aux Népalais

L'infirmier sherbrookois Patrick Raymond était incapable de rester les bras... (Photo AP)

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(SHERBROOKE) L'infirmier sherbrookois Patrick Raymond était incapable de rester les bras croisés devant l'ampleur de la catastrophe qui touche le Népal. Avec une délégation de la Croix-Rouge comptant également deux autres Estriennes, il a pris la route vers le Népal, mardi, afin de prêter main-forte à la population.

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Carl Boisvert

Archives La Tribune

Au moment où La Tribune l'a joint, l'infirmier du CHUS attendait de prendre son vol, en Ontario.

Selon Carl Boisvert, porte-parole de la Croix-Rouge au Québec, cette première cohorte de la Croix-Rouge canadienne compte 11 délégués québécois, dont Patrick Raymond, Tamara Bournival, une pharmacienne de Bromont, et France Hurtubise, de Lac-Brome, qui est déléguée aux communications.

Au total, 23 délégués canadiens doivent se rendre sur les lieux, incluant les 11 délégués québécois.

«On demande une disponibilité entre quatre et six semaines de chaque délégué pour être prêt à faire le déploiement d'un hôpital de campagne. On a une équipe sur place, on est en repérage là-bas», indique Carl Boisvert, en précisant que l'équipe tentait de trouver un terrain peu accidenté en mesure d'accueillir l'hôpital, dont les soins sont plus particulièrement destinés aux femmes, enfants et nouveau-nés.

«Il y a très peu d'infrastructures... Tu ne peux pas dire non, c'est tellement gratifiant.»


L'infirmier sherbrookois Patrick Raymond.... (Photo tirée de Facebook) - image 3.0

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L'infirmier sherbrookois Patrick Raymond.

Photo tirée de Facebook

Patrick Raymond a l'expérience des missions humanitaires : il part environ deux fois par année. Sur sa feuille de route, on retrouve notamment l'Angola, le Congo, le Mozambique, le Tchad, les Philippines (à la suite du typhon) et la Jordanie à la frontière syrienne. Là-bas, il était infirmier-chef de l'hôpital. Le père de famille a réalisé des missions avec Médecins du monde; il collabore avec la Croix-Rouge depuis 2007. Il a aussi travaillé dans les communautés du Grand Nord canadien. La majeure partie de son expérience, ce n'est pas dans les urgences de la province qu'il l'a prise, mais à l'étranger.

Ce qui l'a poussé à partir, une fois de plus? «Les besoins, lance-t-il en soulignant que le Népal est l'un des pays les plus pauvres de la planète. Il y a très peu d'infrastructures... Tu ne peux pas dire non, c'est tellement gratifiant. On se sent utile.» Il dit partir avec une équipe très expérimentée. «Chaque déploiement, ce n'est jamais pareil. C'est ce que je connais dans la vie de moins routinier.»

À quoi s'attend-il? «Je n'ai pas trop d'attentes. Quand on en a, on a des déceptions. Je vais réagir à ce qu'on a comme situation. C'est ce que les missions m'ont appris.»

Au moment du départ, le travailleur humanitaire savait qu'il agirait comme infirmier, mais ne savait pas dans quel cadre exactement. «Je ne sais pas si je vais travailler en clinique mobile (un camion) ou si je vais travailler dans des tentes... Les besoins changent d'heure en heure.»

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