«Les Népalais sauront se retrousser les manches»

Annik Giguère se rappelle qu'à son arrivée au Népal en 2010, les habitants... (Photo AP)

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(Sherbrooke) Annik Giguère se rappelle qu'à son arrivée au Népal en 2010, les habitants l'avaient informée qu'un tremblement de terre y survenait en moyenne tous les 10 ou 12 ans.

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Annik Giguère

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Le dernier séisme remontait environ à ce nombre d'années, mais la terre n'a pas tremblé pendant l'année au cours de laquelle Annik Giguère, son conjoint et ses trois enfants habitaient la ville de Surkhet dans le cadre d'un mandat de coopération internationale du programme Uniterra.

C'est donc avec peu de surprise, mais un gros pincement au coeur qu'elle a pris connaissance du tremblement de terre qui a ébranlé le pays qui a été le sien pendant un an.

« Je n'ai pas encore regardé les images, mais c'est tragique ce qui se passe là-bas », commente la Wottonnaise, jointe samedi par La Tribune.

Selon le dernier bilan provisoire annoncé hier, 2500 personnes seraient décédées et plus de 6000 personnes auraient été blessées à cause des secousses qui ont ébranlé le Népal, particulièrement sa capitale, Katmandou.

«La façon dont les bâtisses sont construites n'aide en rien.»


D'après le Centre national des opérations d'urgence népalais, le tremblement de terre de samedi, d'une magnitude 7,8, serait le plus meurtrier depuis 80 ans.

« La façon dont les bâtisses sont construites n'aide en rien. Tout est collé à Katmandou et nous nous disions que s'il y avait un tremblement de terre, il y aurait un véritable effet de domino entre les bâtisses et que ce serait l'horreur », se rappelle-t-elle.

Une fois le choc passé, Mme Giguère estime que les Népalais sauront se retrousser les manches pour rebâtir leur pays.

« Il y a une chose qui caractérise le peuple népalais et il s'agit de sa grande résilience. Lorsqu'il se passe quoi que ce soit, un manque d'électricité ou d'eau potable par exemple, les gens disent constamment Ké garnu», qui pourrait se traduire par Que faire» ou encore par C'est ça qui est ça». Ké garnu est ancré dans leur culture. Je suis persuadée qu'ils sont ébranlés et qu'ils font face à une grande tragédie, mais ils doivent tout de même se dire ké garnu» », espère Mme Giguère qui n'avait pas encore réussi à contacter ses amis et connaissances vivant toujours au Népal.

L'aide internationale, qui commence à s'organiser, est une condition essentielle à la reconstruction des zones sinistrées, estime l'Estrienne.

« Et pas seulement la Croix-Rouge. Le Népal n'est pas un pays riche alors je ne sais pas trop ce que le gouvernement va être en mesure de donner à ses citoyens, mais les autres pays doivent absolument lui apporter une aide financière », affirme-t-elle.

À cet effet, le Canada a déjà annoncé une aide de cinq millions de dollars, en plus de déployer l'équipe canadienne d'intervention en cas de catastrophe des Forces armées (EICC) au Népal.

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