Uber veut rester au Canada malgré les épreuves

Le système de covoiturage Uber a l'intention de rester au Canada et d'étendre... (Archives Le Droit)

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Michelle McQuigge
La Presse Canadienne
Toronto

Le système de covoiturage Uber a l'intention de rester au Canada et d'étendre son influence, malgré tous les efforts déployés par certaines municipalités canadiennes qui tentent de contrecarrer son expansion.

Plusieurs villes au pays se sont attaquées à l'entreprise technologique originaire de San Francisco, imposant des injonctions de la cour ou des règlements pour s'assurer que seulement les véhicules autorisés - notamment les taxis - transportent la clientèle.

Certaines municipalités ont gagné leur bataille. Bien qu'Uber fonctionne encore à Edmonton, Toronto, Ottawa, Montréal, Québec et Toronto, l'entreprise a dû cesser ses activités à Vancouver et Calgary.

La direction d'Uber Canada indique toutefois qu'elle tente de calmer les tensions avec ces villes, pour s'établir éventuellement dans d'autres régions du pays.

«Uber veut être partout et nous évaluons constamment les nouvelles possibilités qui s'offrent à nous», a affirmé Jeff Weshler, directeur général de l'expansion régionale de l'entreprise.

Bien que le modèle novateur d'Uber soit apprécié par plusieurs utilisateurs, certaines administrations municipales lui ont reproché d'agir illégalement, et même de mettre en péril la sécurité de ses clients. Les élus municipaux plaident qu'Uber fournit les mêmes services que les taxis, sans toutefois se conformer aux règlements de l'industrie.

Le programme UberX est particulièrement critiqué puisqu'il permet à n'importe quel chauffeur de proposer des trajets à des clients - ce qui n'est pas couvert par la plupart des régimes d'assurance.

L'entreprise dit toutefois offrir des services technologiques, qui permettent de repérer les voitures à proximité, et non des services de transport.

Cet argument ne semble pas avoir porté ses fruits en Europe et dans certains d'États des États-Unis qui ont interdit l'utilisation de cette nouvelle plateforme.

Au Canada, la réaction des villes a été ambivalente. À Toronto, par exemple, le maire John Tory a défendu Uber, soutenant que l'entreprise était là pour rester. Cela n'a pas empêché la police de la Ville de déposer 11 accusations contre des chauffeurs d'UberX.

Selon le professeur d'éthique en affaires de l'université Ryerson, Chris MacDonald, il n'y a aucun doute qu'Uber est bien établi dans quelque 300 villes dans le monde parce qu'il a su se distinguer de ses concurrents et qu'il semble combler un réel besoin chez ses utilisateurs.

Ce modèle s'est avéré rentable: l'entreprise vaudrait 40 milliards $ US, selon les investisseurs de Wall Street.

M. MacDonald croit cependant qu'Uber n'aura pas le choix de mieux s'entendre avec les administrations municipales pour poursuivre son ascension.

«Ils devront, à long terme, arriver à satisfaire tous les intervenants. Ils ont eu un chemin semé d'embûches. L'argent ne leur permettra pas d'en traverser beaucoup d'autres... Ils devront faire la paix, en quelque sorte», a-t-il analysé.

En novembre dernier, le Bureau de la concurrence invitait les autorités municipales à y réfléchir à deux fois avant de statuer que les services de répartition numérique de l'industrie du taxi devraient être interdits.

«Ces nouveaux modèles d'affaires ont le potentiel nécessaire pour offrir d'importants avantages aux consommateurs en stimulant la compétition», avait-il écrit dans un communiqué.

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