Selon Alexandre Cloutier, le PQ doit marquer une rupture

Le Parti québécois doit maintenant entrer dans un nouveau cycle, estime... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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(SHERBROOKE) Le Parti québécois doit maintenant entrer dans un nouveau cycle, estime Alexandre Cloutier, candidat à la chefferie du Parti québécois. «Je suis convaincu que le Parti québécois est à la croisée des chemins. Le PQ doit absolument réussir ce virage-là, car si nous ne réussissons pas ce virage, je crains pour la suite de notre mouvement souverainiste.»

«Le Parti québécois est en déclin depuis 1998 et on doit marquer une rupture. Il doit y avoir avant 2015 et après 2015. On doit recommencer un nouveau cycle dans lequel on va définir notre projet et à partir duquel, je l'espère, on sera capable de répondre à l'ensemble des questions des Québécois, sur en en quoi ça va créer de l'emploi, en quoi ça va être bon pour les familles...» a indiqué le député de Lac-Saint-Jean, lundi, en marge d'une conférence qu'il a prononcée à l'Université de Sherbrooke. Ce virage doit être fait tant du côté du PQ, qui doit se «moderniser» et se «réintroduire à de nouvelles idées», mais aussi par la souveraineté, selon lui. «Le Parti québécois, depuis 1998, on n'a pas arrêté de perdre des appuis (...) a-t-il fait valoir.

«Le virage à l'indépendance est nécessaire. Je pense qu'on doit ouvrir un nouveau cycle au PQ, on doit se faire confiance, assumer pleinement ce que nous sommes. Le PQ doit être un représentant de tous les Québécois, sans exception. C'est fondamental...»

Alexandre Cloutier est candidat à la chefferie aux côtés de Martine Ouellet, Pierre Céré, Pierre-Karl Péladeau et Bernard Drainville.

Pour accéder à la souveraineté, Alexandre Cloutier propose d'abord de récolter un million de signatures avec l'ouverture d'un registre national. Si l'objectif est atteint, le référendum pourrait avoir lieu dans la troisième année du mandat.

Afin de s'attaquer «au plus haut taux de décrochage à l'université en Amérique du Nord», le candidat à la chefferie propose la création de bourses de 1500 $ aux étudiants qui ont une moyenne de B +. «Je ciblerais certaines familles qui sont à risque de décrochage. Ce ne serait pas offert à tous les étudiants, ce serait offert à une catégorie d'étudiants, qui ont des critères sociaux défavorables : les femmes monoparentales, les enfants de quartiers défavorisés, et peut-être d'autres critères», explique-t-il en soulignant qu'une telle mesure existe aux États-Unis et qu'elle a eu des retombées positives. Alexandre Cloutier souhaite «investir 500 M$» en éducation; la bourse aux étudiants est l'une des 13 mesures proposées dans ce domaine.

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